Postman Blues, c’est l’histoire d’un jeune homme qui fait du vélo et qui est facteur. C’est un peu la base du film ! Mais avec SABU aux commandes, vous savez que Postman Blues ne sera pas qu’un simple film de facteur. Voici ma critique !

Scénario de Postman Blues

Awaki a le blues du facteur. Il en a marre de classer, de distribuer, de classer, de distribuer, etc… ce maudit courrier aux gens de sa ville. Heureusement pour lui, sa vie va prendre de l’intérêt lorsqu’il rencontre un ami de lycée devenu yakusa, puis une jolie jeune fille atteinte d’un cancer…

Critique de Postman Blues

Postman Blues est un film du réalisateur Sabu. Ce monsieur est un réalisateur pas comme les autres, car ses films ne sont pas comme les autres. Tout simplement car ses films sont atypiques, travaillés sur un scénario simple mais poussés à l’extrême dans ses retranchements. Ici, le sujet est la vie d’un facteur à vélo. Sawaki, le personnage principal du film, se livre à ses livraisons quotidiennes du courrier dans une banalité et une solitude démesurée.

Il rencontre un jour un ami Yakuza à l’occasion d’une livraison et celui-ci lui refile un paquet de drogue, objet de sa recherche par la police, à son insu. La vie du facteur va être fatalement bousculée, surveillé par des policiers à l’imagination débordante. Imaginant ce facteur comme étant un dealer de drogue, un terroriste, voir même jusqu’à un complot national, ce dernier va devenir la cible numéro de tous les policiers du Japon, simplement sur des suspicions non fondées.

Il devient alors l’ennemi numéro 1 malgré qu’il soit totalement innocent. Le film va alors tourner à un autre univers. Celui des tueurs à gages. Ce facteur inculpé des pires complots va rencontrer une jeune fille atteinte d’un cancer et un tueur à gage malade, qui rêve de remportait le titre du tueur à gage numéro 1.

Le film contient une scène culte. Un concours de tir. On se retrouve face à une scène, où l’on peut apercevoir un malade mental participer au concours, un sosie de Léon, interprété par Jean Reno, mais également un sosie de Brigitte Lin, qui interprétait une tueuse à gages à la perruque blonde dans le film Chungking Express de Wong Kar-wai. Un passage plus que culte pour les connaisseurs.

Postman Blues est un film dans lequel on ne s’ennuie pas. Sabu, d’ailleurs, s’assure toujours que ses films soient vivants afin que le spectateur ne se sent pas délaissé par le film. Sabu dessine dans ce film des personnages loufoques, caricaturés, mais en même temps attachants. Du coté du casting, on retrouve pour ce second film du réalisateur, l’acteur Shinichi Tsutsumi, acteur fétiche de Sabu.

On peut y voir un personnage plus que connu dans le panorama du cinéma japonais, il s’agit de Terajima Susumu, acteur plusieurs fois présent par la suite dans les films de Sabu dont Blessing Bell, mais également dans une très grande majorité des films de Takeshi Kitano.

La fin du film est plutôt déconcertante , car on assiste à des scènes plus loufoques les unes que les autres, mais pour ma part, cela ne m’as pas dérangé, et cela permet de remettre un peu de piquant dans un film qui reflète de façon cachée, une sérieuse question sur l’innocence face à un crime.

Ce film de Sabu est l’un des plus intéressants selon moi avec son film Monday et Dangan Runner. La scène finale à déjà été vue, pourtant elle fait mouche et ne gâche pas la fin du film.

Informations sur Postman Blues

Aka: Posutoman Burusu | 1997 | Comédie | 105 mins | Japon | Un film de SABU | Avec Tsutsumi Shinichi, Toyama Kyoko, Horibe Keisuke, Osugi Ren, Terajima Susumu, Taguchi Tomoro, Sabu, Hiraizumi Sei, Ito Yozaburo et Maro Akaji

Postman Blues
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Résumé
Date de la critique
Titre du film
Postman Blues de SABU
Note
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