Dream
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Aka : Sad Dream | 2008 | Corée du Sud | Drame | Un film de Kim Ki-Duk | Avec Odagiri Joe, Lee Na-Yeong, Hwang Do-Yeong, Seo Ji-Won, Kim Min-Soo, Lee Ho-Yeong et Park Ji-Ah

Producteur : Song Myung-Chul & Kim Ki-Duk | Compositeur : Ji Bark | Scénariste : Kim Ki-Duk | Directeur Artistique : Lee Hyun-Chu | Monteur : Kim Ki-Duk | Directeur Photo : Kim Gi-Tae | Directeur Son : Leem Dae-Ji

Scénario de Dream

Il rêve, elle est contrôlée par lui.Deux êtres vont tentés de comprendre la raison de leur liaison irréelle à travers un rêve d’une réalité altérée…

Critique de Dream

Un Japonais chez les Coréens où comment Joe Odagiri réussit à interpréter le rôle principal d’un film de Kim Ki-Duk, quinzième long métrage du réalisateur n’ayant plus à faire ses preuves. Dream à fait beaucoup parler de lui dans les divers festivals où il a été présenté, que ce soit sur son contenu, mais également sur le fait que Kim Ki-Duk, quelques jours avant la présentation de son film, a eu un accident de voiture, tout comme le personnage principal de son film. Une drôle de coïncidence tout de même. Dream est avant tout un film pour les habitués du réalisateur, une expérience pour ceux qui pensent connaitre son style, car ici, la trame stylistique est chamboulée, la réalité et le rêve se mélange librement, difficile alors d’accepter ce film pour ceux ayant une vision stricte du cinéma.

Aucun doute sur le sujet, Dream semble être une expérience, un choix délibéré de la part de son auteur. Terminé son obsession de l’eau, finie, les personnages ne disant mots de tout le métrage, place aux changements, dans ce thriller sous couverture d’histoire d’amour dans un univers entre rêves et réalités. Et si Kim-ki Duk avait l’habitude de vous faire perdre la tête, vous serez encore plus désorienté, puisqu’ici, le réalisateur s’amuse à jouer sur les plans, du réel et de l’imaginaire pour mieux vous faire perdre pied. Beaucoup ont considéré ce film comme étant trop complexe, moins travaillé et même plus fouillis, pour ma part, Dream reste encore aujourd’hui, un excellent film à ne pas louper.

Si l’on devait trouver un mot pour qualifier Dream, ça serait sans aucun doute, la poésie, dans sa forme la plus simple et la plus formelle. On pourrait même y voir, une certaine forme de peinture, à l’image d’un Achille et la Tortue chez Kitano, mais ici, transposé dans l’univers impersonnel de deux êtres liés par de simples rêves devenant réalité. Pour encore mieux dérouter le spectateur, Kim-Ki Duk fait appel à deux acteurs de nationalité différente, comme pour mieux nous montrer que ces deux personnages sont opposés l’un à l’autre, de par leur habitude de vie et de langage, tout en créant une liaison unique sur le plan des rêves.

D’un côté, nous avons Jin, interprété par Joe Odagiri, artiste sans grand succès, se réveillant régulièrement d’un cauchemar dans lequel il a un accident de voiture sur le chemin pour aller récupérer son ex-fiancée. Un cauchemar qui l’emmène sur le lieu réel de l’accident qui s’est réellement déroulé au moment où celui-ci rêvait. Pour savoir de quoi il en retourne, il suit la police se dirigeant vers la propriétaire de la voiture responsable de l’accident, voiture, que Jin conduisait dans son cauchemar. Ran, la suspecte, nie évidemment les faits, prétextant qu’elle dormait à ce moment précis. Jin raconte alors aux policiers, son rêve et demande même à être arrêté, certain que ce dernier est responsable. Finalement, Ran est tout de même arrêtée, Jin lui, est persuadé d’être connecté à cette dernière.

Voyage dans le monde du rêve, dans la métaphore d’une réalité désorientée, un monde dans lequel il n’y a plus sens de chercher une explication, mais de simplement suivre la puissance des images qui se dévoilent sous nos yeux, de rêver à notre tour en s’engouffrant dans les mystères inexplorés du rêve dans le rêve ou finalement, de la réalité dans la réalité. Tous n’auront pas la même appréhension du film, certains chercheront logique, d’autres chercheront à se réveiller d’un rêve du cinéma envoutant. Bref, pour ma part, il s’agit d’une belle découverte, œuvre poétique concluant sans doute, la trilogie entamée il y a peu avec Time, Breath et finalement Dream.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Dream de Kim Ki-Duk
Note
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