Barking Dogs never Bite est un film coréen qui ne manque pas d’interpeler. Avec un titre comme ça, on peut se demander quel genre de film on s’apprête à voir. Pourtant, Barking Dogs never Bite est une petite merveille. Voici ma critique du film !

Critique de Barking Dogs never Bite

Entre Incohérence en 1994 et Memories of Murder en 2003, le réalisateur s’attaque à la comédie satirique en empruntant une pente très glissante. Celle de la critique de son propre peuple, un peu à la manière de son film The Host, dans lequel on retrouve cette satire des Coréens et surtout de leur mode de vie parfois étrange.

Un long-métrage pour les connaisseurs de cette culture

Et à vrai dire, ce n’est pas tout le monde qui appréciera ce genre de film, car il faut connaître un peu de quoi l’on parle. À la manière d’un The President’s Last Bang, où le contexte historique est très important pour comprendre toute la subtilité de l’œuvre. Barking Dogs Never Bite suit un peu cette route et une fois que l’on sait cela, on peut commencer à apprécier ou à ne pas apprécier cette satire de Bong Joon-Ho.

Barking Dogs never bite ou la satire sociale

Il faut l’avouer, Barking Dogs Never Bite n’est pas aussi bon que Memories of Murder qu’il réalisera 3 ans plus tard. Mais cette œuvre a au moins le mérite de montrer les qualités naissantes de ce talentueux réalisateur qui n’a pas trouvé ses compétences au hasard d’un chemin et on retrouve donc son maniement de la caméra par plan-séquence animé d’une certaine lenteur dans son montage pour souligner le quotidien de la vie de ces Coréens que l’on va suivre pendant presque deux heures.

Deux personnages principaux

Et c’est surtout deux personnages que l’on retrouve plongé dans leur bas niveau social, dans leur train-train quotidien, mais en ayant chacun une lueur d’espoir en tentant de s’échapper de leur situation pourrie. L’un en cherchant à devenir professeur et en s’attaquant à un chien aboyant tous le temps dans son immeuble. Et le second, à la suite d’un reportage à la télé sur une employée de banque qui a terrassé un malfrat, cherche à devenir également une héroïne locale en sauvant les chiens qui se retrouvent mystérieusement enlevés.

À la recherche d’une meilleure vie

Opposés par leurs choix et leurs buts, ces deux personnages ne sont en réalité pas si éloigné que cela. En effet, ils cherchent une vie meilleure et seront même amenés à collaborer pour arriver à leurs fins. Le souci, c’est que Barking Dogs never Bite n’est pas une romance ou un drame, mais cherche à être une comédie et de ce côté-là, malheureusement, la risette est bien maigre.

Une comédie plate ?

Alors certes, les scènes de tortures des chiens peuvent faire rapidement sourire ou grogner, selon le point de vue qu’on adopte, mais autrement, on est bien loin de ce qu’on peut attendre d’une réelle comédie noire, à la manière des Anglais. Heureusement, le rythme du film, malgré quelques lenteurs, reste buvable. On n’atteint donc pas une cruauté jubilatoire, mais une simple cruauté mesurée qui ne fait pas l’unanimité.

L’interprétation dans Barking Dogs Never Bite

Du coté de l’interprétation de Barking Dogs never Bite, on retrouve un Lee Sung Jae dans le rôle d’un pathétique chômeur cherchant à tout prix à devenir professeur, allant même jusqu’à payer pour le devenir. C’est un homme faible qui vit aux crochets de sa femme enceinte qui ne mâche pas ses mots pour se faire respecter. Et de l’autre, Bae Doo-Na qui grâce à son charisme évident donne de l’intérêt au film et à certaines scènes, le tout accompagné d’une bande-son jazzy qui ne gâche rien à l’œuvre.

On aime ou on n’aime pas

Au bout du compte, on arrive à deux constats, ceux qui apprécieront Barking Dogs never Bite pour son côté « Korean Touch » et ceux qui trouveront ce film pénible voire même ennuyeux. Moi-même, j’ai apprécié ce film de façon mitigée. Pourtant, je ne suis vraiment pas un grand fan du cinéma coréen en général, même si certaines œuvres sont tout simplement géniales.

Un projet singulier

Au final, Barking Dogs Never Bite est un projet singulier d’un réalisateur à talents, il confirme que Bong Joon-Ho est un réalisateur à part et qu’il souligne souvent sa propre culture pour mieux la détourner, tout en faisant la part belle aux figures féminines comme il le fera plus tard dans son film The Host, il montre également une société fatiguée du quotidien qui cherche à s’extirper de leurs misères en cherchant à devenir célèbre.

Il va donc sans dire que Bong Joon-Ho est un réalisateur à suivre avec le plus grand intérêt aux côtés des figures coréennes du genre, comme Park Chan-Wook ou Kim Ki-Duk.

Informations sur Barking Dogs never Bite

Aka : A Higher Animal | 2000 | Corée du Sud | 108 mins | Comédie | Un film de Bong Joon-ho | Avec Lee Seong-Jaen Bae Du-na, Byeon Hee Bong, Kwon Hyeok-Pung, Ko Su-Hee, Im Sang-Soo, Kim Loi-Ha et Kim Ho-Jeong | Producteur : Jo Min-whan | Compositeur : Cho Sung-woo | Scénariste : Bong Joon-Ho & Son Tae-Wung | Monteur : Lee Eun-Su | Directeur photo : Jo Yong-Gyu

Barking Dogs never Bite
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Résumé
Date de la critique
Titre du film
Barking Dogs never Bite de Bong Joon-Ho
Note
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