Sixty Nine est un film de Pen-Ek Ratanaruang ! Le même réalisateur que les excellents Last Life in Universe, Invisible Waves, Headshot ou encore Nymph. Voyons voir si Sixty Nine est à la hauteur du réalisateur !

Scénario de Sixty Nine

Tum, une jeune Thaïlandaise travaillant comme secrétaire et qui vient d’être licenciée, trouve un beau matin, sur son palier, une boîte contenant une importante somme d’argent qu’un gangster a déposée par erreur à cet endroit.

Critique de Sixty Nine

Sixty Nine est un film de Pen-Ek Ratanaruang, réalisateur des somptueux The Last Life in Universe et Invisible Waves, qui avait précédemment réalisé un film intitulé Sixty Nine, interprété par un casting totalement Thaïlandais contrairement à ses deux dernières œuvres en collaboration avec Christopher Doyle et Asano Tadanobu. Sixty Nine est interprété par Lalita Panyopas, top model très connue en Thaïlandais pour des séries Télé…

Lalita Panyopas incarne le personnage de Tum, une jeune femme qui travaille dans une grande société bancaire et qui dès les premières minutes de Sixty Nine, va devoir subir une réunion interpersonnelle pour annoncer la suppression de trois postes. Évidemment, Tum se retrouve être cette troisième personne. Le choix a été fait au hasard, preuve que le patron de la société n’a pas si mauvais cœur que ça. Mais le destin est peut-être encore plus dur à digérer, car Tum se retrouve désormais sous le contrôle de ce dernier.

Le lendemain, en allant ouvrir sa porte, suite à 3 petits coups annoncés juste avant, elle découvre une boite en carton contenant 25.000 $US (1million de bahts). Son appartement est le numéro 6, mais ce 6 en acier ne tient qu’à un clou, et la confusion entre le 6 et le 9 devient très fréquente. C’est ainsi que des gangsters vont frapper à la porte de chez elle afin de tenter de récupérer le contenu de ce carton livré à la mauvaise porte. C’est alors que le film commence véritablement par la tentative de dissimulation de l’argent, Tum va alors sans s’en rendre compte, tuer froidement les deux individus, pris par le désespoir de sa situation.

Sixty Nine est construit autour d’une pincée de comédie, une bonne partie d’action et d’un coté Policier/Thriller intéressant. Les quelques moments de comédie sont bien trouvés notamment le passage où le sourd-muet décroche le téléphone et tente d’écouter la conversation, ou encore une voisine de Tum croyant que cette dernière est souvent en train de batifoler avec son petit ami à chaque croisement de son regard.

Le personnage de Tum est très caractérisé par le réalisateur de Sixty Nine. En effet, Tum ne parle que très peu, tendance future du réalisateur dans les films The Last Life in Universe ou Invisible Waves, laissant parfois des scènes silencieuses et inquiétantes. L’actrice Lalita Panyopas est en totale opposition par rapport aux autres personnages du film et ce n’est pas pour déplaire.

En effet, Tum reste très secrète et tente de cacher ses émotions, alors que les seconds rôles sont beaucoup plus amusants comme le voisin complètement défoncé et le mafieux se prenant pour John Woo, tuant un policier déjà mort en se jetant en arrière dans une baignoire en tirant en même temps pour faire un soi-disant effet de style et de « Bullet Time »…

Sixty Nine pourrait sembler être un peu long , mais en réalité il est très bien adapté au scénario et surtout au personnage de Tum, plutôt posée dans ses actions et n’agit pas par précipitation. En effet, suite à la mort des deux premiers gangsters, elle réfléchit à la situation afin de s’en sortir, laissant donc la caméra tourner plusieurs moments autour des situations engendrées et rencontrées, comme pour décrire la réflexion qui se déroule dans la tête de Tum.

Ratanaruang nous montre déjà à ce moment, qu’il est capable de gérer un film aux apparences simplifiées, d’y incorporer plusieurs genres, et d’arriver à un scénario correctement géré, et d’y ajouter une conclusion des plus ironique.

Au final, Ratanaruang arrive à faire de Sixty Nine un film plutôt réussi, montrant l’actrice Panyopas Lalita en pleine capacité de ses moyens et qu’on devrait retrouver dans le film Ploy en 2007-2008 de Pen-Ek Ratanaruang également.

Informations sur Sixty Nine

Aka : Ruang talok 69 | Thaïlande | 1999 | Thriller/Drame | Durée : 118 mins | Un film de Pen-Ek Ratanaruang | Avec Panyopas Lalita, Siripornsmathikul Sirisin, Wannarbodeewong Arun, Lee Prompop, Mekpongsathorn Surapong, Sritao, Phomtong Black et Ongartittichai Tasanawalai

Sixty Nine
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Résumé
Date de la critique
Titre du film
Sixty Nine de Pen-Ek Ratanaruang
Note
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