Shutter, c’est l’un des premiers films d’horreur Thaïlandais que j’ai eu l’occasion de voir. Pleins de bonnes idées, il a réussit à marquer les esprits à sa sortie. Que faut-il en retenir ? Voyons cela ensemble !

Scénario de Shutter

Un photographe développe un film qu’il a exposé plus tôt dans la journée. Les négatifs portent des bavures chimiques anormales. Lorsque élargies, il semblerait qu’un visage soit visible dans les photos, qui ne lui est pas familier.

Critique de Shutter

Le cinéma thaïlandais est encore assez inconnu pour moi. Je le considère un peu comme le cinéma indien, un cinéma de divertissement, sans réelle profondeur dans les scénarios, un cinéma plat et sans grand intérêt. J’avais déjà eu l’occasion d’être très surpris par le film The last life in the universe qui est devenu pratiquement mon film préféré et depuis peu, j’ai remis le couvert, avec un autre film thaïlandais, il s’agit donc de Shutter. Partant avec pas mal d’idées en tête, je soupçonnais un film au style plus ou moins déjà vu, notamment dans The Ring et finalement dès les premières scènes du film, j’ai eu bien peur, car le style de ring était présent. De ce fait, je me suis dit que j’allais encore tomber sur un n’ième film avec une fille aux cheveux longs marchant comme un zombie hanter les protagonistes principaux, mais Shutter a vite prit un autre tournant, plutôt agréable.

Pour une fois, on est face à un film qui ne copie pas simplement le scénario ou l’ambiance du film The Ring de Hideo Nakata. Et pour une fois, ça fait plaisir de pouvoir être encore surpris par un film d’horreur asiatique, qui dernièrement commençait à s’estomper par manque d’originalité. Dans la liste des meilleurs films d’horreur asiatique, on retrouve évidemment The Ring, la série des Ju-on, le film coréen Deux sœurs, le reste ne fait que reprendre plus ou moins des scénarios déjà vus. Ici, Shutter est un film thaïlandais, donc il n’y pas forcément de point de comparaison avec d’autres films du genre. D’une part, pour son ambiance particulière de la photographie et d’autre part, la difficulté à savoir si un film thaïlandais avait déjà exploré cette voie. Le scénario tient en effet sur un petit bout de papier, mais ce n’est pas néanmoins, un film à jetez par la fenêtre. Un scénario simple n’est pas forcément synonyme d’un mauvais film, nombreux sont les exemples qui le prouvent. L’intérêt de cette histoire est que tout le monde peut la comprendre et s’y attacher.

Shutter est donc fait d’image-choc, de scènes ultras rapides, d’effets d’ambiance soignés, de façon simple, mais maîtrisée, malgré que la Thaïlande ne soit pas maître en la matière. Le scénario tourne donc autour d’un fantôme qui hante les deux protagonistes principaux. Peu à peu, on comprend la présence de ce fantôme, de son but, mais un seul mystère reste, c’est de savoir où elle se cache et à quels moments elle va nous faire sursauter. Car Shutter, joue beaucoup sur cette carte. Le fantôme devient lui-même un personnage principal et non un élément mis de coté. Évidemment, Shutter n’aurait pas marché, si les scènes de frissons n’étaient pas efficaces. Elles sont pourtant très simples, mais ne sont pas forcément très prévisibles. Parfois, les scènes arrivent assez rapidement sans les voir venir et c’est à ce moment, que son effet est le plus réussi.

La caméra est posée, des bruitages précis, des acteurs impliqués. Il suffit alors de faire un tout petit effort pour effrayer le spectateur. Je doit dire que ces scènes sont pour la plupart très réussites. Une qui m’a particulièrement ravi est une scène juste après une séance photo. Le disjoncteur est coupé, et les seules sources de lumières sont les flashs provoqués aléatoirement par l’appareil photo, nous laissant uniquement apercevoir certaines images de façon découpées. De nombreuses scènes sont présentées, mais je ne vais pas toutes les détailler pour ne pas gâcher le plaisir. D’autre part, le fait d’avoir regardé le trailer avant n’est pas une chose très judicieuse, car celui-ci nous montre pas mal de scènes de frissons, et une fois le film entre les mains, on est un peu moins surpris qu’on aurait du l’être. Le final est très efficace même s’il n’est pas très original et surtout différent.Les acteurs sont plutôt corrects, la musique est présente et joue son rôle, la photographie du film est assez soignée comme on peut le retrouver dans le film de Pen-ek Ratanaruang, Last life in Universe, au final un travail très correct sur plusieurs niveaux.

Au final, Shutter est un très très bon film horreur, amenant un peu de renouveau dans le panorama des films d’horreur asiatiques qui s’essoufflait. Finalement, un film d’horreur n’est pas dur à réaliser, il suffit après de savoir mettre en pratique les qualités d’un réalisateur qui sait comment surprendre le spectateur. Le film à reçu 8 récompenses dans plusieurs festivals, pour ma part, j’ai bien aimé ce film, quelque peu déçu tout de même par le fait que j’ai vu le trailer un peu avant, et de ce fait, ça m’a gâché l’effet de surprise sur certains passages. Mais malgré ça, j’ai aimé le film, donc pour ceux qui n’ont pas vu le trailer, ce sera une expérience unique.

Informations sur Shutter

Thaïlande | 2004 | Horreur | Un film de Pisonthanakun Banjong et Wongpoom Pakpoom | Avec Everingham Ananda, Thongmee Natthaweeranuch, Sikamana Achita et Chalemphol Chachchaya

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Résumé
Date de la critique
Titre du film
Shutter de Pisonthanakun Banjong et Wongpoom Pakpoom
Note
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