Samurai Wolf 2 est la suite logique de Samurai Wolf ! Hideo Gosha revient avec son samouraï « chien-fou » pour une suite de ses aventures.

Scénario de Samurai Wolf 2

Kiba « le loup enragé » s’interpose pour empêcher les membres d’une école de samouraï de violer une jeune fille. Défié par le chef de bande, Kiba accepte le combat. Mais il s’est engagé à escorter un convoi de prisonniers dont un, Magobei, ressemble à son père. Fasciné par cette ressemblance, Kiba se retrouve manipulé par Magobei qui le persuade de l’aider à prendre possession d’une mine d’or.

Critique de Samurai Wolf 2

On ne peut s’empêcher de penser que les 2 épisode de Samurai Wolf ont été tourné l’un à la suite de l’autre. Datant tout les 2 de 1966, ils bénéficient de la même équipe technique et d’un style visuel identique, fait de noir et blanc hyper contrasté, de soleil brûlant et de sols aridestel un western américain. Samurai Wolf 2 est à la fois encore plus fulgurant mais en même temps plus bancal que le premier épisode.

Gosha voulait réaliser un 2ème épisode et pour cela avec son scénariste à décider de lui inventer une rivalité au sabre avec un leader d’une école de samurai. Kiba à la responsabilité de mener à bon port un convoi de prisonniers qu’il croise sur son chemin. L’objectif de Samurai Wolf 2 est de faire cette fois-ci, du personnage de Kiba, le centre de gravité du film et de définir plus précisément son statut de « loup solitaire ».

Pourtant, alors qu’à certains moments le personnage ne sait effectivement plus où donner de la tête, Gosha finit quand même par s’en désintéresser presque totalement, le faisant même disparaître de l’écran pendant un bon quart d’heure, ce qui mine de rien fait aussi un quart du métrage total de Samurai Wolf 2.

De la même façon que dans le premier épisode, on a l’impression que Kiba se retrouve par hasard dans le film. Il demeure étranger à l’essentiel des enjeux dramatiques et n’y prend part que contraint et forcé, d’où peut être son surnom de loup solitaire.

Gosha ne parvient en fait jamais tout à fait à régler ce problème structurel de héros « absent » qui menace à tout moment de lui glisser entre les doigts et de passer à travers le tamis d’une histoire de mine d’or secrète dans laquelle il n’as aucun vrai rôle à jouer. Le personnage qui passionne le plus Gosha est à l’évidence Magobei, le ronin bandit désabusé qui représente l’image du père à laquelle kiba lui aussi fasciné, éprouve le besoin de se frotter à lui.

Ces remarques n’empêchent pas à Samurai Wolf 2 de subjuguer comme le premier pas sa splendeur formelle et par ses inspirations graphiques. Hideo Gosha est l’un des auteurs majeurs de genre « Chambara » en balisant brillamment le chemin qui mène à des œuvres plus maîtrisées comme Goyokin (1969) ou « Quartier Violent » (1974).

Informations sur Samurai Wolf 2

1966 | Chambara | Japon | Un film de Hideo Gosha | Avec Isao Natsuyagi, Ichiro Nakaya, Junko Miyazono, Yuko Kusunoki, Chiyo Aoi et Rumiko Fuji

Samurai Wolf 2
Samurai Wolf 2 - 1
Samurai Wolf 2 - 2
Samurai Wolf 2 - 3
Samurai Wolf 2 - 4
Résumé
Date de la critique
Titre du film
Samurai Wolf 2 de Hideo Gosha
Note
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