Ilo Ilo de Anthony Chen
Cinderella
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Cinderella

Corée du Sud | 2006 | Horreur | 94 mins | Un film de Bong Man-Dae | Avec Do Ji-Won, Shin Se-Gyeong, Jeon So-min, Ahn Gyoo-ryeon, Ahn Ah-yeong, Jo Seong-Ha, Kim Do-Yeon et Yu Da-In

Scénario de Cinderella

Une fillette est victime d’une explosion de voiture, elle y survit mais en sort complètement défigurée. Durant des années, sa mère, chirurgienne, va tout mettre en œuvre pour lui redonner le visage qu’elle aurait du avoir…

Critique de Cinderella

Après The Sweet Sex and Love en 2003, Bong Man-Dae se mesure au film d’horreur avec Cinderella, loin du conte fantastique pour enfants, surfant sur la vague de The Time de Kim Ki-Duk, puisque ce dernier traite lui aussi des problèmes de la chirurgie esthétique, qui plus est, le film est sorti exactement le même jour en Corée.

Est-ce un jeu du hasard ou une réelle lutte entre les deux œuvres ? À vrai dire, je pense plus à un effet de mode, car je ne pense pas que Bong Man-Dae cherche à lutter contre un monstre du cinéma coréen, tel que Kim Ki-Duk, mais plutôt d’offrir une seconde vision de cet univers, l’un sur fond dramatique, l’autre sur fond horrifique, ayant tout d’eux leurs propres idées de la chirurgie esthétique, mais je ne vais pas les comparer, ce serait fort maladroit de ma part.

Comme d’habitude, on peut avoir quelques réticences à voir ce genre de film, car il faut l’avouer, la Corée du Sud est capable de nous pondre de sérieux films d’horreur, comme Deux Soeurs, pour ne citer que lui tout en produisant en parallèle, de vrais ratages cinématographiques comme The Wig, APT où d’autres films ayant la même pierre centrale, un fantôme ressemblant à Sadako du film The Ring, qui cherche à se venger, un cliché vu et revu, qui en devient presque énervant.

Ici, Cinderella s’écarte de cette voie, même si certains éléments y font référence, le réalisateur a tout de même opté pour un scénario un peu plus profond qu’à l’habitude, même si on est loin des meilleures productions du genre, ici le sujet est intéressant, celui de la chirurgie esthétique, un thème à la mode en Corée du Sud, dans lequel les cabinets ouvrent et ferment quotidiennement, où les jeunes filles sont souvent conditionnées des leurs jeune âge à une certaine image de la beauté, les prix des opérations sont de plus en plus bas du à une concurrence acharnée et prête à tout, on est loin de l’image de la chirurgie esthétique en Europe.

Du coté du scénario de Cinderella, un effort a été fait, une lycéenne d’une classe où la chirurgie esthétique est devenue le sujet de discussion central, décide de se refaire une partie du visage, jusqu’au jour où celle-ci commence à avoir des visions de ses amies se découpant le visage avec un bistouri et à elle-même entendre des bruits et sentir une présence autour d’elle, une situation quelque peu clichée, mais pas trop mal menée à vrai dire, lorsque l’on compare aux autres productions du genre de cette même période, avec ses scènes de sursauts (même si à vrai dire, je suis bien trop habitué pour que l’effet escompté se produise) et le soulagement de l’intrigue de Cinderella vient surtout du fait qu’on est pas face à une énième sadako et çà, c’est un réel effort de la part du réalisateur.

Du coté de la critique de la chirurgie esthétique, elle est bien mince, elle ne sert finalement que de support au film de Bong Man-Dae, le scénario tourne en réalité autour de l’amour d’une mère pour sa fille suite à un accident tragique, au final, le scénario se digère bien, le jeu d’acteur est tout à fait convaincant, notamment Do Ji-Won dans le rôle de la mère et finalement, on ne peut pas être méchant contre Cinderella, car le réalisateur à cherché à nous offrir une réalisation moins bateau que ces prédécesseurs, certes, il n’arrive pas au niveau d’un Epitaph par exemple, mais il n’est pas qu’un simple film d’horreur ayant comme personnage principal, un fantôme de jeune fille aux cheveux longs, difficile d’en demander plus, parfois il faut savoir se contenter de ce qu’on peut trouver, Cinderella se plaçant tout de même dans la partie intéressante des films d’horreur coréens et c’est déjà beaucoup lorsqu’on est amateur de ce genre.

À souligner que le DVD de Cinderella testé fait partie de la collection sur le cinéma asiatique édité par Elysées Editions, qui une fois de plus on réalisait un travail de qualité, que ce soit au niveau du boitier, mais également au niveau de l’œuvre en elle-même, en y rajoutant le Making-Of du film, les bandes-annonces, une galerie photos et propose l’édition avec un format 16/9 1.85, des sous-titres anglais et français et une piste audio française et coréenne en 5.1 ou 2.0 Dolby Digital.

Merci à eux de m’avoir donné la possibilité de faire cette critique de film et de distribuer des films asiatiques en France, pas assez représenté selon moi.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Cinderella de Bong Man-Dae
Note
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