Tokyo Fist
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Tokyo Fist

1995 | Japon | 87 mins | Action/Drame | Un film de Shinya Tsukamoto | Avec Shinya Tsukamoto, Kohji Tsukamoto, Fujii Kahori, Musaka Naomasa, Taguchi Tomoro et Takenake Naoto

Scénario de Tokyo Fist

Tsuda est un homme d’affaires stressé par son boulot et menant une vie sentimentale se limitant à la vision de films à la télé à côté de son épouse, avachi dans son fauteuil. Sa rencontre avec un ancien camarade de classe, Kojima, qui pratique la boxe en club, va bouleverser sa vie et réaffirmer son moi profond…

Critique de Tokyo Fist

Voilà un film que j’avais vu il y a au moins 10 ans, autant vous dire qu’entre temps, j’en ai vu un paquet d’autres films japonais et pourtant, j’en gardai un certain souvenir compte tenu du fait qu’il m’avait grandement marqué à l’époque. Aujourd’hui, je l’ai vu à nouveau, en compagnie en plus et je dois dire que le résultat n’est pas le même qu’à ce moment là et pourtant, Tokyo Fist est sacrément stylé.

Tout d’abord, n’allez pas imaginer que Tokyo Fist est un film de boxe tout ce qu’il y a de plus normal. Je vous le rappelle, il s’agit de Shinya Tsukamoto à la réalisation et je dirai même pas, en tant qu’acteur principal. Ici, on est loin de ce que représente la boxe avec les valeurs de courage, de respect et tout ces éléments que l’on peut retrouver dans des films tels que la série des Rocky. Non, là, on fait place au cinéma d’auteur, au cinéma débridé, au cinéma de Tsukamoto. Et sachez le, ce film n’est pas donné à tous le monde car l’ayant montré à une fille qui n’avait que très peu de connaissances dans le domaine, l’appréhension d’un tel film en ressort bien différent d’une personne à une autre.

Le but ici de Tsukamoto, montrer la boxe comme moyen de se dépasser et de violence humaine extrême. La société nippone est ici montré sous l’égide de Tokyo et de son écrasante cité, violente et implacable, en y montrant une violence humaine à travers la boxe et surtout à travers la douleur qu’elle procure. En effet, la douleur est ici mise au centre du film, c’est elle qui nous fait prendre conscience de nous même, de notre propre corps et non plus de ce qu’il représente et de ce à quoi il nous sert la plupart du temps. Redécouvrir son corps et son âme, voilà en somme ce qui pourrait ressortir de Tokyo Fist.

Du coup, deux constats. Soit on est prêt à accepter cette thèse et on accepte le film, soit on la réfute et du coup, on rejette Tokyo Fist. Mais ce n’est pas tout car, Tokyo Fist pourra trouver place dans sa mise en scène et son effet de style. Car en plus d’une histoire intéressante entre deux grands amis d’enfance, quasiment jumeaux de corps et d’esprit à l’origine (chose que l’on retrouve d’ailleurs dans Gémini) au milieu d’une femme destructrice. C’est simple, Tokyo Fist, c’est le film de Tsukamoto. Il lui ressemble, il est libre et dérangeant, en somme, il représente fièrement le cinéma de son auteur.

Pour faire un point sur l’esthétisme du film, on n’oubliera pas de parler des prises de vues complétement dingue, du rythme des séquences qu’on nous présente, de la caméra qui s’emballe à tout allure et qui nous montre une vitalité déconcertante. D’ailleurs, attention aux âmes sensibles, Tokyo Fist est un film vraiment violent, de part les images qu’ils présentent et le sujet qu’il traite. Alors certes, le film n’est pas dénué de défauts, mais il est tellement brut et maitrisé qu’on ne peut s’empêcher de vouloir le revoir une troisième fois, 10 ans plus tard, si il le fallait.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Tokyo Fist de Shinya Tsukamoto
Note
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