Monopoly

Monopoly Cover

Réalisé par : Lee Hang-Bae
Année : 2006
Pays : Corée
Genre : Policier/Thriller
Durée : 91 mins

Interprèté par

Yang Dong-Geun
Kim Seong-Su
Yun Ji-Min

Chorégraphe : Yun Yeong-Jae
Compositeur : Kim Tae-Geun
Scénariste : Lee Hang-Bae
Directeur artistique : Seo Myeong-Hye
Monteur : Lee Hyeon-Mi
Directeur photo : Kwon Yeong-Cheol
Costumes : Chae Kyung-Hwa

Scénario : Un génie en ordinateur employé comme un expert en informatique dans une banque , est soupçonné d’avoir volé des milliards en subtilisant des petites sommes dans toutes les banques de Corée.

Critique

Le jeu de société de famille du dimanche durant les temps de pluie est de retour dans un film d’horreur, Monopoly.
On sent tout de suite le traquenard sous cette phrase, en réalité, Monopoly est un thriller réalisé par Lee Hang-Bae, son premier long-métrage, interprété par Yang Dong-Geun, qu’on a pu voir en tant que héros du film dans Fighter in the Wind ou encore dans le film de Kim Ki-duk, Address Unknown.
À ses côtés, on retrouve également Kim Seong-Su, qu’on a pu apercevoir dans le film The Red Shoes (critiqué sur mon site) et pour refermer ce triangle, l’actrice Yun Ji-Min.
Monopoly ressemble du point de vue de son scénario, à un film hollywoodien.
En effet, le film tourne autour d’un génie de l’ordinateur, qui travaille pour un expert en informatique chargé de protéger les banques coréennes de piratage, sera soupçonné d’avoir volé des milliards de wons en subtilisant des petites sommes dans toutes les banques de la Corée du Sud.

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Ce génie de l’ordinateur est Kyong-ho, interprété par Yang Dong-Geun, un homme à la limite de l’otaku, intelligent et sophistiqué, ayant un fort attrait pour les figurines féminines d’animé, alors que ce dernier est gay.
Lorsqu’il rentre chez lui, Kyong-ho discute avec ses figurines, mais également chatte sur Internet avec une personne inconnue du spectateur.
Il aime ses figurines et ne veut les remplacer pour rien au monde.
Un Jour, il va faire la rencontre d’un homme d’affaires qui le suit depuis plusieurs jours, ce dernier se nomme John, un américano-coréen, interprété par Kim Seong-Su, qui va s’intéresser à lui, l’emmenant dans des bars, au restaurent, et Kyong-ho tombera rapidement sous le charme de ce gentleman.
Leur relation au fil de l’homosexualité prend forme, jusqu’au jour où John lui demande une dangereuse faveur pour réussir son plan, l’aider à hacker une banque pour soutirer de petites sommes d’argent dans toutes les banques Coréennes afin de retirer cet argent à partir de différents comptes des membres d’un groupe de riches hommes d’affaires, qui forment selon John, les 1% de la population qui gouverne le monde.

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Monopoly débute à la fin, puisqu’on se retrouve dans une salle d’interrogation où Kyong-ho est malmené afin de lui soutirer les informations cruciales sur John, la manière dont-il à fait sa connaissance, jusqu’à son implication dans l’affaire.
Tout au long du film, on va retracer la vie de Kyong-ho à travers ses souvenirs, en opposition au présent, où les policiers enquêteront sur chaque endroit décrit par kyong-ho, au même instant dans la salle d’interrogation.
L’ajout des différents fragments évoqués par Kyong-ho permet aux spectateurs de jouer au jeu de la devinette, afin de comprendre comment va se réaliser l’arnaque et comment le film va se terminer.
On suit facilement cette affaire, ainsi que le triangle des trois acteurs, qui à vrai dire n’est pas souvent vu dans un film de ce genre.

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Monopoly met l’accent sur cette succession d’action et de scènes qui permettent à chaque fois d’avancer quelque peu dans le scénario, même si ce dernier comporte quelque temps mort, on réussit à s’accrocher à ce dernier et à se demander ce qui se cache sous la personnalité de John.
On cherche à savoir, si celui-ci joue réellement franc jeu avec Kyong-ho, où s’il cache bien son jeu en appliquant un plan déjà prévu d’avance.
C’est ainsi qu’on se retrouve face à une finalité évidente, qui se changera en un retournement de situation imprévisible, que je n’expliquerai pas ici pour ne pas gâcher l’intérêt du film à ceux qui désirent le voir, tout ce que je peux dire, c’est que je ne l’ai pas forcément senti venir, le scénario ne prêtant pas forcément à cela.
On sent l’arnaque, et on ne voit pas plus loin que çà.

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En conclusion, Monopoly est plutôt bon, même si certains trouvent toujours à redire.
En même temps, un spectateur regarde-t-il un film pour en faire sa critique sauvage et barbare, ou est-il là pour s’évader et passer un agréable moment hors de son quotidien ?
Pour ma part, Monopoly a réussi ce second effet, ce qui est le plus important pour moi.
On apprécie un film à un moment donné, a une certaine époque de notre vie et peut-etre pas, lorsqu’’on le voit une seconde fois.
Aujourd’hui, Monopoly est un film que j’ai apprécié et surprend mine de rien le spectateur avec son univers particulier et son retournement de situation qui n’était pas facile à prévoir.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Monopoly de Lee Hang-Bae
Note
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