LoveDeath
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Lovedeath

2006 | Japon | 165 mins | Road Movie | Un film de Ryuhei Kitamura | Avec Takeda Shinji, Nora, Terajima Susumu, Watanabe Hiroyuki, Funaki Masakatsu, Ikeuchi Hiroyuki et Fukaura Kanako

Scénariste : Kiriyama Isao | Production Designer : Hayashida Yuji | Histoire Originale : Takahashi Tsutomu

Scénario de Lovedeath

Un homme et une femme se rencontrent une première fois pour mieux se retrouver 342 jours plus tard. Dépouillant un chef yakuza d’une valise d’argent (et de ses plus chers bijoux), ils prennent la fuite, sbires du gangster et police à leurs trousses. Film librement adapté du manga « 69 ».

Critique de Lovedeath

Ryuhei Kitamura, un réalisateur capable de faire de bons films, mais également de se planter littéralement. Et à vrai dire, depuis plusieurs années, j’ai vraiment été déçu par ses derniers films. Aujourd’hui, c’est sur LoveDeath, peu connu sous nos latitudes que mon dévolu s’est jeté, 165 minutes de cinéma, qu’en est-il ? Réalisé en 2006, LoveDeath ne déroge pas à la règle habituelle du réalisateur, un aspect très graphique, quasi-manga, en nous proposant une aventure décalée dans le monde des yakuza et de la violence en tout genre. Au sommet, on retrouve un duo de jeunes gens branchés, Sai et Sheila, interprété par Shinja Takeda et Nora. Cette dernière serait une chanteuse, mais à vrai dire, je n’ai jamais croisé un de ses titres. Par contre, elle sait y faire dans un autre domaine. En effet, sa plastique est superbe, elle est vraiment d’une beauté incandescente, crevant ainsi l’écran. Pour être franc, si Nora n’était pas présente dans ce film, LoveDeath serait bien en dessous de son niveau actuel, qui n’est pas vraiment dans le haut du panier.

Adapté du manga 69, LoveDeath est un road trip dans lequel notre duo, ayant volé l’argent d’un boss yakuza, se retrouve être poursuivit tout au long du film. Un classique nombreuse fois vue, qui ici change quelque peu par la vision que nous offre Ryuhei Kitamura de cet univers. Mais soyons objectif, Ryuhei Kitamura a perdu de sa grandeur, parfois on se demande même s’il est toujours aussi capable de nous réaliser des longs métrages de qualité. Ici, les personnages sont à peine esquissés et semblent tous aussi paumés que le scénario, l’intrigue est vraiment chaotique et un peu trop longue. Je vous rappelle que le film dure 165 minutes. Et on a l’impression de Kitamura a cherché à faire du Takashi Miike sans y arriver. On y retrouve un chef yakuza perdre son pénis par un coup de feu, un ripou qui se fait massacrer à coups de prises de catch dans une piscine vide, un flingue en forme de vibromasseur en métal ou encore un commissaire au crâne éclaté qui ne s’en soucie guère et un bon paquet d’éléments sexuels et violents pour faire comme Mr Miike. Mais le problème, c’est qu’il ne va pas au bout des choses et fatalement, çà donne pas le même rendu. Alors certes, Nora permet de patienter avec plaisir, mais tout de même, LoveDeath tire sur la longueur.

Les personnages sont plus ou moins sympathiques, mais le rythme de LoveDeath est vraiment mou et ceci gâche beaucoup l’intérêt global de ce dernier. Le film aurait surement gagné en collaboration d’un réalisateur plus pimenté. Pourtant, certaines scènes sont agréables, mais dans une œuvre aussi longue, c’est bien trop peu. Alors certes, le film n’est pas pour autant mauvais, mais juste gâché, j’ai réussi tout de même a rester attentif du début à la fin du métrage, mais ce ne fût pas sans difficulté. Bref, LoveDeath aurait pu être bien mieux qu’il ne l’est, mais n’est pas pour autant, un mauvais film. Il faut juste s’accrocher.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
LoveDeath de Ryuhei Kitamura
Note
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