Love Exposure
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Love Exposure

aka : Ai no mukidashi | 2008 | Japon | 240 minutes | Drame | Un film de Sion Sono | Avec Nishijima Takahiro, Mitsushima Hikari, Watabe Atsuro, Ando Sakura, Nagao Nana et Itao Itsuji

Producteur : Morohashi Yutaka | Compositeur : Harada Tomohide | Scénariste : Sono Sion

Scénario de Love Exposure

Yu Honda est un adolescent modèle, élevé par son père, un prêtre catholique. Tout se passe pour le mieux mais La situation va changer quand débarque Kaori, une femme exubérante, qui va littéralement violer le père de Yu. Celle-ci en profite pour embrasser la confession catholique jusqu’à devenir très pieuse. Mais Kaori, un peu trop passionnée et quelque peu hystérique, quitte le foyer du jour au lendemain pour un autre amant. Ravagé, le père abuse de son statut de prêtre pour terroriser son fils. Chaque jour, il lui demande de confesser ses péchés. Malheureusement Yu est trop bon et pour satisfaire son père, il va d’abord s’inventer des péchés puis en faire délibérément! Jusqu’au jour ou il rencontre sa Marie: Yoko. Le moment ou le véritable enfer débute pour Yu.

Critique de Love Exposure

Comment vais-je faire pour présenter un film de 240 minutes ? C’est une question que je me suis posé à vrai dire. Mais mon premier questionnement fût de savoir comment j’allai faire pour voir un film d’une durée aussi atypique ? Finalement, Love Exposure était plus court que prévu, car une fois terminé, je me suis dis « Tiens, c’est déjà fini« . Çà veut tout dire. C’est donc après avoir réalisé EXTE, un film d’horreur très commercial que Sion Sono revient sur le devant de la scène avec une œuvre atypique où la vengeance et la haine font leur entrée.

Comme toujours avec Sion Sono, c’est la société japonaise qui est visée. L’histoire qu’il nous présente nous montre la place des sectes dans le paysage japonais, surement du à un manque flagrant de positionnement religieux de leur part, mais également tout autre chose, celle de ces japonais qui se délectent à prendre en photo les petites culottes des étudiantes. Mais encore, c’est le conflit de l’ancienne et de la nouvelle génération et toute la descente des jeunes d’aujourd’hui au Japon.

Ici dans Love Exposure, on est pas la pour faire la morale, mais pour nous présenter une histoire et ceci de manière à nous captiver du début à la fin. D’une part, en voyant celle-ci à travers divers protagonistes et de l’autre, en nous proposant quelque chose de très rythmé permettant ainsi de nous tenir en haleine. Et heureusement, je dois dire, car avec une durée aussi improbable, c’est tout de même un pari osé. Certes, on pourra dire que la dernière partie de Love Exposure manque de vitamine et que la folie des premières heures s’estompe. Mais rendez vous compte que le bonhomme arrive à nous tenir pendant 4 heures. Ce n’est vraiment pas donné à tout le monde.

Ce qui m’a dérangé, c’est finalement la conclusion de Love Exposure qui reste convenu. Le twist devient prévisible et bien moins fou que le reste du métrage. Cependant, celle-ci reste touchante et correctement construite, n’allait pas croire qu’elle est bâclée. Malgré tout, Sion Sono nous offre du spectacle, un film frais qui reste assez codifié malgré sa folie mais qui n’oublie pas de délivrer son message social. Je ne peux que vous conseiller Love Exposure si le cinéma japonais n’est pas qu’un simple cinéma cliché pour vous. Car il faut savoir parfois le dire, la représentation de celui-ci en France n’est pas forcément très jolie jolie.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Love Exposure de Sion Sono
Note
51star1star1star1star1star