Sympathy for the underdog ! Voilà le retour des films de Yakuza, dirigé par Kinji Fukasaku ! S’agit-il d’un bon film faisant partie de la période des Yakuza-Eiga ? Voyons voir ça !

Scénario de Sympathy for the Underdog

Un gang de Yakuzas se voit forcé de quitter Yokohama sous la pression d’un gang de Tokyo. Il repart à zéro depuis Okinawa de manière encore plus violente.

Critique de Sympathy for the Underdog

Sympathy for the Underdog est réalisé par Kinji Fukasaku , grand maître du film de Yakuza, réalisant de nombreux films sur le sujet, Kinji Fukasaku s’est imposé dans le domaine avec sa série culte Battle Without honor or Humanity ou encore avec Blackmail is my life, Cops vs Thugs et bien d’autres… Sachant son talent pour les films de Yakuza, on peut donc forcément s’attendre à un très bon film, en regardant Sympathy for the Underdog.

Sympathy for the Underdog est l’histoire d’un chef de bande de yakuza, qui sort de prison et retrouve deux de ses anciens hommes qui l’ont attendu pendant 10 ans. Reformant le groupe d’antan, il se feront chasser par un grand groupe de nouveau yakuza, les sociétés organisés de yakuza sous couverture légitime. Ils décident alors de repartir à zéro en allant à Okinawa, le seul endroit où il est encore possible de conquérir des territoires.

A l’époque où Kinji Fukasaku a réalisé ce film, Okinawa était encore sous le contrôle des américains.Le film va donc nous montrer la montée d’un groupe de Yakuza Japonais prenant peu à peu la main sur Okinawa. Sympathy for the Underdog se démarque tout de même des autres films du genre de Fukasaku. Ici, les américains, les prostituées, l’ambiance des nightclubs sont ici uniquement destinés au décor, ils ne sont pas intégrés complètement au scénario.

On retrouve également de la stratégie dans les plans des yakuza japonais. Des aspects militaire de plan de bataille s’effectuent à l’aide d’une carte d’Okinawa, et des différents gangs la contrôlant, détaillés par le nombre d’hommes qu’ils possèdent et leur principale activité. Tout ceci pourrait même faire penser à une sorte de jeu d’échec, partant de très peu de pièces en attaquant les parties les plus faibles pour peu à peu prendre la main sur l’espace occupé de l’autre.

La première partie du film est d’avantage porté sur l’humour noir, la présence de Tomisaburo Wakayama en vieux yakuza, filou comme un renard, ayant les traces de ses différents combats marqué sur son visage, est un vrai délice. La seconde partie du film est des plus réussie. Peu à peu, les yakuzas japonais s’ennuient peu à peu de leur situation et comprennent peu à peu, que le code des yakuzas n’est plus en rigueur parmi les nouveaux yakuzas, et les éléments du passés resurgissent peu à peu, mêlant effet tragique et violence rare, avec une scène finale de toute beauté.

Les acteurs ont un rôle majeur, l’histoire tournant surtout sur le groupe de yakuza japonais arrivant sur Okinawa. On retrouve donc Ando Noboru en yakuza facile à la gâchette et alcoolique, ainsi que Tsuruta Koji en chef de gang fraîchement sortie de prison.

Sympathy for the Underdog est donc un très bon film de Yakuza comme sait le faire Fukasaku, sûrement différent des autres films de yakuza qu’il à réalisé, il en est pas moins très bon, et mérite d’être vu par tout fan de film de yakuza. Pour ma part, j’ai passé un très bon moment à voir ce gang de yakuza prendre sa destinée en main et reprendre le contrôle d’un territoire étranger par la finesse couplée de temps en temps par la force.

Informations sur Sympathy for the Underdog

1971 | Yakuza | Japon | Un film de Kinji Fukasaku | Avec Tsurata Koji, Ando Noboru et Tomisaburo Wakayama

Sympathy for the underdog
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Résumé
Date de la critique
Titre du film
Sympathy for the Underdog de Kinji Fukasaku
Note
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