Jeonju Digital Project
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Jeonju Digital Project

2004 | Corée du Sud – Japon – HK | Un projet de Yu Lin-Wai, Sogo Ishii et Bong Joon-Ho

Scénario de Jeonju Digital Project

Le Jeonju Digital Project est un film composé de trois films distincts mais autour du même thème. Influenza : la violence captée par les caméras de surveillance. Mirrored Mind : un voyage au cœur de l’âme humaine. Dance With Me to the end of Love : les conditions climatiques obligent les hommes à habiter sous terre.

Critique de Jeonju Digital Project

Le week-end dernier, j’ai eu l’occasion de mettre la main sur le DVD de Jeonju Digital Project, édité chez Spectrum Films, qui sortira très prochainement et plus précisément le 26 Juin 2012. L’occasion pour moi de vous présenter un peu la chose avant de vous décider à acquérir cette curieuse affaire. En effet, Jeonju Digital Project est le regroupement de trois courts métrages dans un seul DVD à l’occasion de ce festival international Coréen annuel existant depuis les années 2000 à Jeonju en Corée du Sud, qui se concentre sur les films artistiques, digitaux et indépendants.

Ce DVD reprend donc l’année 2004 de ce festival, avec la présence de Bong Joon-ho avec Influenza, Mirrored Mind de Sogo Ishii et Dance with Me to the End of Love de Yu Lik-wai. Autant vous dire que le segment que j’attendais le plus était celui de Sogo Ishii, qui habituellement, est plutôt déjanté dans ses productions (Burst City) et en second, celui de Bong Joon-ho, capable parfois de surprendre son public (Mother) et finalement c’est celui de Yu Lik-wai qui m’a le plus surpris.

Influenza, le premier court-métrage proposait dans Jeonju Digital Project est assez étrange. A vrai dire, je n’ai pas très bien saisi si il s’agissait d’un docu-fiction ou d’un réel documentaire mise en scène par la capture des différentes sources de la ville de Séoul. Je m’explique. Au début de l’œuvre, on nous apprend que l’ensemble des images proposées sont tirées des caméras de surveillance de la ville de Séoul, de ce fait, s’agit-il d’un projet avec de véritables acteurs qui ont été filmés par ces caméras pour donner une véracité au récit ou s’agit-il réellement d’un fait divers ayant été repris et reconstitué par le réalisateur à l’aide des captures des caméras de la ville ? A vrai dire, je pense qu’il s’agit plus de la première hypothèse, ce qui me parait le plus plausible compte tenu de la violence inouïe que l’on y découvre. En effet, Influenza nous présente la violence inhabituelle d’un homme qui semble péter les plombs et qui va se mettre à raquetter jusqu’à même tuer ses victimes pour leur argent avant de se faire capturer par la police locale dans un final surprenant.

Second court-métrage de Jeonju Digital Project, Dance with Me to the End of Love de Yu Lik-wai, dans lequel on nous conte une histoire qui prend l’hypothèse que la surface de la Terre est devenue invivable et que les survivants sont obligés de vivre sous terre. Je dois dire que ce court-métrage est très étrange, filmé de manière volontairement flou dans une ambiance très post-apocalyptique et mystérieuse. Les gens vivent sous terre en esquivant le froid de l’extérieur, seul élément de réconfort et de chaleur, la piste de danse où les gens se retrouvent pour partager un peu de bonheur. Dans cette civilisation, un peuple reclus tente de se faufiler dans la masse mais sera rapidement décelé et forcé de travailler gratuitement pour le tenancier de l’établissement. Surprenant, de part son ambiance et les envolés lyriques d’un guitariste chantant inlassablement la même réplique, Dance with Me to the End of Love est clairement le segment le plus énigmatique de ce Jeonju Digital Project.

Et pour finir, avec le dernier segment de Jeonju Digital Project lui aussi très énigmatique mais à la limite incompréhensible, Mirrored Mind de Sogo Ishii. Je dois l’avouer que j’ai eu du mal à tout saisir, compte tenu de la difficulté du sujet que l’on nous présente. Il s’agit d’une sorte d’introspection dans l’âme d’une actrice et scénariste, qui va voyager au cœur de sa propre âme humaine pour en sortir vivante mais non indemne. Si je dois l’avouer que les premières dix minutes de ce dernier segment sont difficile à digérer, la suite prend davantage son essor pour conclure de manière convaincante.

Au final Jeonju Digital Project est intéressant à voir pour plusieurs raisons. D’une en tant qu’amateur de cinéma qui souhaite voir quelque chose de différent (en général, les courts-métrages sont fait pour cela) et de deux, pour les réalisateurs en herbe, qui peuvent se rendre compte qu’avec peu de budget et quelques effets de style, on peut mener à bien un projet. Merci à Tony Skin pour la qualité de ses traductions sur ce projet. Sachez également qu’un quatrième court-métrage est présent dans ce DVD, certes moins intéressant, mais non pour le moins, à éviter, au sujet de quadruplet ayant décidé de mettre fin à leur jour d’une manière plus qu’amusante et à la fois déroutante. Une fois de plus, un grand merci à Tony Skin et à Spectrum Films pour m’avoir donner l’occasion de voir ce DVD.

Informations DVD | Éditeur : Spectrum Films | 99 minutes | Son stéréo V.O sous-titré français | Bonus : Court-métrage

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Jeonju Digital Project de Yu Lin-Wai, Sogo Ishii et Bong Joon-Ho
Note
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