Ilo Ilo de Anthony Chen
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Welcome to Dongmakgol

Corée du Sud | 2005 | Drame/Comédie | Durée : 133 mins | Un film de Park Gwang-Hyeon | Avec : Jeong Jae-Yeong, Shin Ha-Gyun, Kang Hye-Jeong, Yu Seung-Mok, Ryu Deok-Hwan, Jeong Dae-Hun, Jo Deok-Hyeon, Kwon Oh-Min, Lee Ran-Hee et Im Ha-Ryong

Compositeur : Hisaishi Joe | Scénariste : Kim Jung & Jang Jin & Park Gwang-Hyeon | Directeur artistique : Lee Jun-Seung | Monteur : Choi Min-Yeong | Directeur photo : Choi Sang-Ho | Costumes : Kwon Yu-Jin

Scénario de Welcome to Dongmakgol

Au début de la guerre de Corée, un petit village de montagne est le lieu de rencontre d’un groupe nord-coréen, de déserteurs sud-coréens et d’un pilote américain…

Critique de Welcome to Dongmakgol

J’ai longuement hésité avant de me laisser tenter par Welcome to Dongmakgol, film que j’avais acheté en DVD à bas prix, simplement par le fait qu’il était vraiment pas cher et surtout que j’avais entendu quelques échos à son sujet, cependant les 133 minutes qu’il affichait sur sa curieuse jaquette ne lui était pas favorable, jusqu’à dernièrement, une soirée où j’étais en forme où je me suis laissé prendre à la tentation et à vrai dire, je ne regrette absolument pas, Welcome to Dongmakgol est un film très prenant, un film à voir dans l’immense pile d’œuvres coréennes qui sort chaque année, surtout qu’il est souvent difficile d’y faire le tri.

C’est donc après son film No Comment en 2002 que Park Gwang-Hyeon se lance dans Welcome to Dongmakgol, un beau film sur la guerre, puisqu’ici, celle-ci n’est pas traitée selon ses habituelles formes, aucun besoin d’afficher de grosses batailles sanglantes, il ne suffit d’insuffler qu’un petit moment de guerre au début du film pour comprendre dans quelle situation historique se déroule l’action, puis une scène finale pour bien ficeler les choses sans pourtant autant nous assaillir de balles perdues et d’obus à tout va, la poésie et les acteurs viennent remplacer tout cela et bien évidemment en prime, de bien belle manière.

La guerre reflète souvent la mort des individus, mais ici, elle permet de lier ces derniers, bien évidemment, cela ne se fait pas comme cela, surtout quand les hommes sont séparés par leur pays et leurs idéaux, ici c’est la Corée du Nord et du Sud qui ne s’aiment pas, mais pour quelles raisons, cela on ne le sait pas vraiment, peut-être leur uniforme, pourtant en dessous, il y a des hommes, des êtres identiques les uns aux autres qui sont obstinés à se faire la guerre, qu’importe les raisons et c’est bien ici le centre du film, tout du moins le point central que le réalisateur à développé.

C’est donc dans un spectacle d’émotions que les acteurs font la loi, un casting avec du beau monde puisqu’on y retrouve Jeong Jae-Yeong de Righteous Ties, Shin Ha-Gyun de Sympathy for Mr Vengeance et Kang Hye-Jeong que j’avais aperçus dans Vagues Invisibles de Pen-Ek Ratanaruang, une mention spéciale ici pour son interprétation d’une fille un peu folle sur les bords, mais tellement humaine, mais également pour les villageois de ce bout de terre perdu en forêt, ce peuple insouciant qui ne semble pas connaitre le monde extérieur, isolé de la guerre, des dialectes extérieurs, ignorant de ce qui les entoure et pourtant vivant en paix depuis plusieurs générations, un peuple vierge de toute corruption de l’âme pourrait-on dire et c’est dans celui-ci, qu’une grosse partie de Welcome to Dongmakgol se déroule, théâtre de scènes comiques, mais également de tragédie humaine et c’est ici que nos soldats vont finalement se retrouver et tenter de faire face ensemble à un ennemi bien plus dangereux.

Welcome to Dongmakgol est plutôt classique dans sa réalisation avec tout de même quelques erreurs du cotés des effets visuels, mais il faut l’avouer, c’est bien ici les seuls défauts qu’on peut lui reprocher, ceux de faire un peu trop blockbuster, car le reste de Welcome to Dongmakgol est selon moi très respectable et nous fait passer ces 133 minutes de manière fort agréable, esthétiquement réussie et musicalement solide, dommage que certaines petites erreurs viennent gâcher le plaisir et le faire passer à côté du rang de chez d’œuvre, néanmoins, un conseil, si Welcome to Dongmakgol croise votre chemin, n’hésitez par à faire un petit arrêt d’un peu plus de deux heures pour le voir.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Welcome to Dongmakgol de Park Gwang-Hyeon
Note
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