Ilo Ilo de Anthony Chen
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The Foul King

2000 | Corée du Sud | 115 mins | Comédie | Un film de Kim Ji-Wun | Avec Song Kang-Ho, Kim Ka-Yeon, Song Yeong-Chang, Jeong Wung-In, Shin Gu, Lee Won-Jong, Myung Gye-Nam, Ahn Jae Hong et Shin Ha-Gyun

Producteur : Lee Mi-Yeon | Chorégraphe : Jeong Du-Hong | Compositeur : Jang Yeong-Kyu & Lee Byeong-Hun | Scénariste : Kim Ji-Wun

Scénario de The Foul King

Dao-Ho, un employé de banque qui manque d’assurance, se fait un jour tabasser par son patron suite à un retard. Il essaie de prendre des leçons d’arts martiaux mais abandonne avant même de commencer. En rentrant chez lui, il remarque un gymnase où sont données des leçons de catch. Il essaie de s’y inscrire mais le coach le refuse. Quelques jours plus tard, le coach reçoit un contrat pour organiser un match avec un catcheur tricheur et décide alors d’entraîner Dao-Ho.

Critique de The Foul King

The Foul King est un film dont j’avais entendu que du bien, pourtant, j’ai attendu un long moment avant de me décider à le voir, peut-être par crainte d’être déçu et finalement, je ne regrette pas de l’avoir vu, même si je dois l’avouer, je garde quelques réserves à son sujet. Kim Ji-Wun est tout de même un réalisateur aux multiples facettes en réussissant quasiment à tous les coups les choses qu’il entreprend. On pense à sa comédie noire The Quiet Family ou son drame horrifique et psychologique A Tale of Two Sisters, mais ici, c’est un choix de comédie social qu’il suit avec The Foul King. En effet, sous ses airs de comédie allumée, il ne manque pas de parler de certains sujets de société actuelle.

Car s’il s’amuse à projeter un humour délirant durant les scènes de combats, il traite également du sport comme étant un moyen de regagner confiance en soi et de prouver aux autres ses capacités, mais également de la pression quotidienne au travail par un patron parfois trop dur avec ses employés. Le catch vient ici en tant que libérateur de la pression que la société nous impose, véritable libération de l’homme dans son quotidien.Si The Foul King fonctionne, c’est avant tout pour la très bonne performance de Song Kang Ho qui marque une fois de plus, ses grandes capacités d’acteur, interpréter sans trop en faire, ce looser qui cherche à tenir tête à son patron pour lui faire comprendre qui il est, cette performance du salaryman frustré de sa vie et même méprisé par sa famille lui vaut un beau mérite.

Mais The Foul King vaut également le détour par le réalisateur qui le conçoit, dans sa tâche d’équilibrer le récit du début à la fin, Kim Ji-Wun garde un cap stable en mêlant scènes de gags et de moments un peu plus intimistes. Certaines trouvailles sont également de petits piments durant les scènes de combats, notamment le coup de la fourchette, du doigt dans l’œil ou autre technique de catch invraisemblable, mais encore les leçons données par l’entraineur, jouant les gros durs se faisant finalement donner une leçon par une femme. La réalisation de The Foul King est au poil, les jeux de caméras sont impeccables, travellings maitrisés et honorables et les scènes de combats sont réussites. Du côté de la bande-son, on retrouve un certain décalage entre les scènes d’action et les thèmes musicaux utilisés.

À Vrai dire, que dire de plus sur The Foul King ? Je pense que vous l’aurait compris, c’est un bon film, même plutôt très bon, le réalisateur Kim Ji-Wun n’a plus vraiment besoin de démontrer qu’il est talentueux, d’ailleurs les films sortis après The Foul King le démontrent. Entre comédie et légère critique sociale, Kim Ji-Wun maitrise sa création d’un bout à l’autre, une chose est sure, on en redemande.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
The Foul King de Kim Ji-Wun
Note
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