Possédée
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Aka : P | 2005 | Thaïlande/Royaume-Uni | 110 mins | Horreur | Un film de Paul Spurrier | Avec Suangporn Jaturaphut, Dean Barrett, Shaun Delaney, John Kathrein, Chartchai Kongsiri, Opal, Pisamai Pakdeevijit et Supatra Roongsawang

Scénario de Possédée

Ayant grandi dans un village de Thaïlande, une jeune orpheline apprend la magie par sa grand-mère. Cette dernière tombe quelque temps après, malade et la jeune Dau va être embrigadé à Bangkok pour gagner de l’argent. Elle se retrouve dans un bar à strip-tease qui offre certains services particuliers à ses clients…

Critique de Possédée

Édité chez WE Prod, Possédée est un film Thaïlandais qui sort un peu de l’ordinaire, car au lieu d’être réalisé par un local, c’est un anglais qui s’est occupé de la direction, pourtant, il s’intègre parfaitement à la culture Thaïlandaise tout en apportant un œil particulier sur ce qu’il y observe. En effet, Possédée traite du monde de la prostitution dans les bars, mais également des mineurs par l’intermédiaire de Aaw, renommée Dau en tant que « danseuse  » pour être prononcée correctement par les étrangers, une jeune fille d’un village Thaïlandais qui vit avec sa grand-mère, une sorte de sorcière de la magie noire. Un jour, cette dernière tombe malade et Aaw tente de faire de son mieux pour l’aider. Se rendant compte qu’elle ne peut payer la nourriture et les médicaments pour celle-ci, elle se laisse tenter par un travail qu’on lui propose à Bangkok afin de subvenir à ses charges. Une fois sur place, elle se retrouve dans un bar à « danseuses  » uniquement réservé aux étrangers. Elle est soutenue par Pookie, une « danseuse  » présente depuis quelques années afin de pallier à sa naïveté. Elle ne soupçonne pas qu’elle va devoir vendre son corps et se plier aux exigences des clients si elle souhaite gagner de l’argent.

Jusqu’ici, l’idée était bonne, mais le réalisateur a souhaitait y incorporer une touche horrifique qui selon moi n’était pas nécessaire, mais qui pour autant n’était pas forcément un choix judicieux. En effet, Aaw fera appel à de la magie noire pour se venger de sa situation, de ses clients et des autres danseuses qui ne lui mènent pas la belle vie. Ce choix est tout de même étonnant, car le réalisateur aurait pu faire un film socio-dramatique intéressant sans y amener cette touche horrifico-fantastique. Cependant, si l’on regarde de l’autre côté, on peut le considérer comme une œuvre horrifico-fantastique aux propos sociaux surprenants et profonds, comparé aux autres films du genre. Car, on sent très bien que le réalisateur n’a pas réussi à se positionner dans le genre. Pourquoi avoir mélangé l’horreur, au fantastique, au drame et à la critique de société ? Difficile de le dire, surement un choix compliqué de son premier film étranger.

Car il faut bien l’avouer, si Possédée réussit à s’extirper du banal, c’est bien par la présence de Suangporn Jaturaphut, qui interprète Aaw, qui réussit à jouer un double rôle, d’un coté, la naïve jeune femme et de l’autre, l’être maléfique qui n’hésite pas à agir de ses charmes pour mener à bien sa mission. Mais Possédée réussit tout de même à tenir le cap, en nous plongeant dans la prostitution des mineurs, cependant, les choses ne vont pas assez loin et c’est dommage. En effet, la seconde partie de Possédée reste bien moins intéressante, de par les effets spéciaux assez limites et d’un scénario moyennement conçu. Aaw enfreint les règles prescrites par sa grand-mère, en moins de cinq minutes d’images, sans aucune raison. Vraiment dommage. Surtout qu’il aurait pu afficher une violence « adulte » dans son film. Ici, c’est un simple esprit maléfique qui rentre en action, alors qu’il aurait pu clairement afficher une noirceur exemplaire pour mieux faire ressortir la critique sociale qu’il nous présente.

Bref, on pourra faire certains reproches à Possédée, car il s’agit d’une petite production qui n’a pas les moyens de faire comme les grands, surtout qu’il s’agit de la première ou l’une des premières à avoir été réalisée par un étranger. Dommage d’avoir utilisé des thèmes aussi importants sans avoir les épaules pour les mener comme il se doit, pourtant la singularité du titre pourra en intéresser plus d’un, moi le premier, en rendant l’expérience cinématographique pas désagréable et même curieuse. Dommage, cependant, que l’édition DVD de Possédée ne possède pas d’une piste 5.1 Thaïlandaise alors qu’une piste française y est disponible.

Informations DVD | Editeur : WE Prod | Mad Asia | Audio 5.1 Français & 2.0 Thaïlandais – Sous-titres : Français | Format 2.35 – 16/9 compatible 4/3 | Bonus édition spéciale : Dans les coulisses du tournage & Le monde des go-go bars à Bangkok

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Possédée de Paul Spurrier
Note
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