Le Lac des Femmes
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Le Lac des femmes

Aka : The Lake| 1966 | Drame | 94 mins | Japon | Un film de Kiju Yoshida | Avec Mariko Okada, Shigeru Tsuyuguchi, Tamotsu Hayakawa, Keiko Natsu, Hiroko Masuda, Aiko Masuda, Sakae Umezu et Yukio Tada

Scénario de Le Lac des femmes

Dégoutée par son mari, Miyako entretient une relation adultère avec le jeune Kitano. Un soir, celui-ci demande à la photographier nue. Elle accepte, mais les négatifs lui sont dérobés. Soumise au chantage d’un inconnu, Miyako n’a alors d’autre choix pour les récupérer que d’obtempérer, et prend le train pour Katayamazu Onsen…

Critique de Le Lac des femmes

Les films de Kiju Yoshida sont souvent difficile à cerner, tout dépend de la période de sa filmographie que l’on regarde. Le Lac des femmes est typiquement le genre de film difficile d’accès sans pour autant être inintéressant, bien au contraire. Ici, Kiju Yoshida nous raconte l’histoire d’une femme qui se laisse prendre en photo nue par amour mais finalement sera traquée par un homme la menaçant de dévoiler celles-ci à son mari. C’est finalement le concept de la situation d’une femme bourgeoise censé représenter une certaine pureté qui se retrouve menacer de décadence par ces photos compromettantes pouvant atteindre l’image qu’elle représente.

Cependant, Kiju Yoshida ne s’attarde pas sur ce mystérieux homme en possession des photos, le responsable de ce chantage est rapidement affiché, mais Le Lac des Femmes s’oriente davantage sur la gestion de cet individu dans ce fragile couple. Finalement, c’est une sorte de ménage à trois malsain dans lequel le spectateur est plongé. Nul doute que le réalisateur a souhaité montrer les étranges relations qui peuvent se créer lors de l’arrivée d’un étranger dans un couple sur le déclin. En mélangeant le cinéma et la photographie, Kiju Yoshida alterne le mouvement et l’espace fixe, la vie et la mort, deux concepts fondamentalement différents partagé par un élément commun : l’érotisme.

En plus de faire état d’une relation conflictuelle dans un couple, il met en évidence notre comportement face au voyeurisme, à notre état de fascination face à une simple image, à de simples bouts de chair qui nous font penser à toutes choses. C’est dans une constante tension sexuelle que le film se déroule, qui ne trouvera que sa fin, dans une scène de viol. Mené magnifiquement dans une mise en scène épurée d’une blancheur éclatante, Le Lac des Femmes reste une œuvre particulièrement difficile d’accès pour les moins habitués au cinéma Japonais, mais un bel ouvrage pour les connaisseurs.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Le Lac des Femmes de Kiju Yoshida
Note
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