Hansel and Gretel

Hansel And Gretel

Titre anglais : Hansel and Gretel
Réalisé par : Im Pil-Seong
Année : 2007
Pays : Corée
Genre : Fantastique
Durée : 116 mins

Interprété par

Cheon Jeong-Myeong
Eun Won-Jae
Shin Eun-Gyeong
Kim Kyeong-Ik
Park Hee-Sun
Jin Ji-Hee

Compositeur : Lee Byeong-Wu
Scénariste : Im Pil-Seong – Kim Min-Suk
Effets spéciaux : Jung Seong-Jin
Directeur artistique : Ryu Seong-Hee
Monteur : Kim Sun-Min
Directeur photo : Kim Ji-Yong
Producteur exécutif : Seo Woo-Sik & Choi Jae-Won

Scénario : A la suite d’un accident de voiture, un jeune homme se retrouve dans la fôret et finalement trouve refuge dans une mystérieuse maison tenu par un couple et leurs trois enfants.
Après une nuit réparatrice, il découvre que les deux parents sont partis en lui laissant la garde de ces derniers et qu’il se retrouve ainsi coincé dans cette maison malgré ces tentatives de retour au lieu de l’accident…

Critique

Après son fort intéressant Antarctic Journal en 2005 que j’ai particulièrement aimé, le réalisateur Im Pil-Seong revient derrière la caméra pour nous plonger dans un film fantastique inspiré du conte Hansel and Gretel des frères Grimm et je dis bien inspiré, car au final, le Hansel and Gretel de Im Pil-Seong n’a finalement que peu de chose en commun par rapport au conte légendaire.

Le film était assez attendu par la critique et les spectateurs, moi-même, je l’attendais, quelque peu, surtout attiré par ma curiosité d’adapter un film sur ce conte pour enfants, le pari était osé.
Ce Hansel and Gretel au style coréen est en réalité un détournement, une totale opposition au conte, une adaptation inspirée pour mieux la contourner d’un conte enfantin qui devient tout à coup, une œuvre pesante et oppressante.

Oubliez la maison en pain d’épices, la méchante sorcière et tout ce qui faisait l’essence du conte original, ici, les choses ont bien changé.

On se retrouve dans la peau de Eun-Soo, un futur jeune parent en train de conduire sa voiture tranquillement, mais après un coup de fil un peu houleux, il perd le contrôle de son véhicule et se retrouve propulser en dehors de celui-ci, dans la forêt avoisinante.

En ouvrant les yeux, il tombe nez à nez avec une jeune fille, Young-Hee, qui lui propose de la suivre pour passer la nuit chez elle avant de reprendre sa route.
Arrivé sur les lieux, il découvre une grande maison au beau milieu d’une immense forêt habitée justement par Young-Hee, son frère, sa petite sœur et ses deux parents qui n’ont pas l’air de déranger Eun-Soo, pourtant le spectateur se sent déjà oppressé par cette ambiance trop colorée, trop pure, trop crédule, trop invraisemblable.

Les parents des enfants semblent stressés dans cette maison pourtant paradisiaque pour enfants, entre les bonbons et les gâteaux et cette ambiance conte de fée.
Alors que Eun-Soo cherche, dès le lendemain, à retourner à son véhicule, il comprend très vite que cette immense forêt est un véritable labyrinthe et que malgré sa demande d’aide à la famille, celle-ci est peu enclin à lui indiquer le chemin du retour.

Il passera alors une seconde nuit, puis une troisième, une quatrième, jusqu’à se poser des questions sur le lieu sur lequel il est tombé.
Le spectateur déjà quelque peu mal à l’aise se rend compte lui aussi, qu’il semble être piégé à son tour dans cette mystérieuse demeure.

L’ambiance de Hansel and Gretel est unique, presque indescriptible tant l’aspect visuel est important.
L’aspect graphique est un mélange d’esprit bon enfant et d’un culte étrange voué aux animaux, à la manière, en quelque sorte, de la transformation d’univers que McGee avait réalisé sur le conte Alice aux pays des merveilles.

On se retrouve dans une ambiance sombre, oppressante, presque malsaine au final, dans cette demeure surpeuplée de jouets et de tableaux d’humains à tête de lapin, au final, la vision de ce Hansel and Gretel est bien plus orienté adulte.

Hansel and Gretel possède tous les ingrédients du cinéma sombre, du décor jusqu’à l’interprétation des personnages du film, notamment celle de Park Hee-Soon.
Les enfants tiennent également bien leur rôle et qu’au final la direction artistique est vraiment bien menée que ce soit sur l’interprétation et sur l’ambiance du film, cependant, si la première demi-heure est franchement prenante, la suite perd peu à peu de son charme, surtout la dernière demi-heure, qui donne un sacré coup à la qualité du film, par une finalité propre et presque commerciale, bien trop en décalage par rapport à la noirceur des premiers instants.

Dommage que le scénario n’a pas répondu à la qualité visuelle et artistique du film, car le potentiel était là, l’idée aussi, mais le scénario beaucoup moins, cela dit, le film n’est pas mauvais pour autant, loin de là, mais il aurait mérité d’être servi par un bien meilleur déroulement de l’histoire et surtout une finalité bien différente de celle qui a été choisie, en vain, on se contentera de celle-ci.
Hansel and Gretel n’est donc pas un chef d’œuvre, mais mérite largement qu’on s’y attarde.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Hansel And Gretel de Im Pil-Seong
Note
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