Dachimawa Lee
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Dachimawa Lee

Aka : Crazy Lee | 2008 | Corée du Sud | 99 mins | Action/Comédie | Un film de Ryu Seung-Wan | Avec Lim Won-Hee, Gong Hyo-jin, Park Shin-Yeon, Hwang Bora, Ryu Seung-Beom, Ahn Kil-Kang et Jeong Wu

Scénario de Dachimawa Lee

En 1942, pendant l’occupation Japonaise, l’espion Coréen Dachimawa Lee est chargé de récupérer le Bouddha d’Or convoité par les Japonais, qui contient la liste de tous les résistants Coréens infiltrés…

Critique de Dachimawa Lee

Un film à la James Bond Coréen, çà doit tout de même valoir le coup, surtout lorsque celui-ci affiche un esprit comique, d’autant plus surprenant, mais les doutes surviennent lorsque l’on sait que celui-ci est tout de même destiné au grand public.Ne reculons devant rien, jetons-nous dans la fosse aux lions et découvrons ce Dachimawa Lee du réalisateur ayant déjà fait sa route, Ryu Seung-Wan.Bien évidemment, un espion maladroit et teinté de comédie fait rapidement penser à des films comme Austin Power ou encore Johnny English, pourtant il faudra plutôt compter sur des films d’espionnages parodiques pour se rapprocher de Dachimawa Lee et de ses sources d’inspirations.Dans ce film de Ryu Seung-Wan, il y a finalement beaucoup de paroles, car n’oublions pas, son réalisateur, auteur de Die Bad notamment, a gardé les bonnes techniques des films à petits budgets, faire parler ses protagonistes ne coûtent pas cher et permet de faire travailler l’imagination du spectateur.On se dit donc, ce n’est pas très grave, avalons quelques paroles bien ficelées en attendant de passer à l’action et concentrons-nous sur l’humour, élément tout de même mis en avant par Dachimawa Lee.Et là, c’est tout de même le drame, celui-ci fait défaut, les premières scènes de gags ne sont pas vraiment amusantes, même si le film est présenté dans sa version originale et que l’humour oriental commence à m’être clairement compréhensible, tout du moins, la plupart du temps, c’est finalement au bout d’un peu plus d’une demi-heure que l’on commence à voir un décollage de notre héros.

Cette seconde partie du film nous permet déjà un peu plus, d’apprécier le cinéma d’action que nous a déjà fait voir Ryu Seung-Wan et son univers Hong-Kongais.Car ne l’oublions pas, le réalisateur est un fervent admirateur de ce cinéma et nous a prouvé à plusieurs reprises qu’il aimait le reproduire dans ses films.On va donc pouvoir l’admirer dans Dachimawa Lee, par des parodies convaincantes.Notamment, par celle du film de Tsui Hark, The Blade.C’est en découvrant un vieux journal prêt à être utilisé pour nourrir le feu de la cheminée que notre héros aperçoit ses vertus et apprend à manier le couteau de cuisine à un seul bras (l’autre étant cassé) à la manière du héros du film The Blade.Malheureusement, ce genre de séquences intéressantes ne font que retourner à leur cheminement de début, la parodie du film d’espionnage mal digéré.

Dachimawa Lee nous montre finalement que le cinéma de Ryu Seung-Wan connait certaines limites, une fois la copie réussite du cinéma qu’il affectionne, le vide fait son entrée et devient difficile à avaler.Car dans son ensemble, le film de Ryu Seung-Wan n’est pas franchement réjouissant, certes quelques bonnes idées sont présentes, mais ne nous laissent pas un souvenir impérissable.Il est clairement affiché que Dachimawa Lee sera adapté au grand public qui souhaite se divertir, mais pour le connaisseur du cinéma asiatique et plus particulièrement du cinéma de Ryu Seung-Wan, il déchantera rapidement en voyant son dernier film.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Dachimawa Lee de Ryu Seung-Wan
Note
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