City of the Rising Sun

City of the Rising Sun Cover

Autre Titre : There is no Sun, Our Sunny Days
Réalisé par : Kim Seong-Su
Année : 1998
Pays : Corée
Genre : Drame
Durée : 1h44

Interprété par

Lee Jeong-jae
Jeong Wu-Seong
Lee Beom-Su
Han Ko-Eun
Kim Yeong-Ho
Park Ji-Hun
Park Ki-Hyung
Park Heon-Su
Lee Ki-Yeol
Im Sang-Soo
Lee Hyeon-Seung
Hur Jin-Ho
Kim Yeong-Min

Scénariste : Kim Seong-Su & Shim San
Directeur artistique : Kim Ki-Cheol
Monteur : Kim Hyeon & Kim hyun
Directeur photo : Kim Hyeong-Gu

Scénario : Alors que Do-Cheol cherche à devenir un champion de boxe, il se lie d’amitié avec Hong-Ki, employé d’un cabinet, préteur de fond, constamment traqué par des requins…

Critique

Entre Beat en 1997 et Musa, La Princesse du Désert en 2001, Kim Seong-Su réalise City of the Rising Sun, un drame assez fin, d’une jeunesse désabusée par la société qui les entoure et pas l’envie de prouver au monde qu’ils peuvent trouver leur bonheur, d’une manière ou d’une autre, l’un par l’argent et l’image que celui-ci dégage, le second par la reconnaissance dans le monde de la boxe.

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City of the Rising Sun offre une mise en scène énergique, entre séance de course folle pour échapper à leurs destins ou à leurs agresseurs et moments de réflexion sur leurs vies, Do-Cheol et Hong-Ki, vont se retrouver à travailler ensemble dans un cabinet prêteur de fond, ces derniers étant les deux hommes de main, recouvrant les fonds prêtés et non remboursés, à coup de menaces et d’intimidations.

Ils vont vivre ensemble, vont survivre ensemble, même si leurs idéologies les opposent.
En effet, le premier cherche une reconnaissance du monde, il veut prouver à tous qu’il est capable de battre son adversaire contre qui il a déjà perdu lors d’un match de boxe.
Il veut prendre sa revanche pour éviter d’être hanté à jamais par son adversaire, qui représente tout pour lui.

City of the rising sun image 2

Le second cherche à tous pris de l’argent, littéralement malade par la société de consommation, il cherche son bonheur dans la richesse, les belles fringues, les belles filles, un tout qui forme un voile d’un bonheur masqué, éphémère et sans profondeur, et va donc s’opposer à Do-Cheol plus d’une fois dans leur manière de penser.

City of the Rising Sun offre aux spectateurs, un spectacle musicale, entre des moments rythmés au rock des années 70, jusqu’au rock plus posé, je me demande d’ailleurs si je n’ai pas reconnu une piste du groupe Radiohead.
Certes la bande-son ne colle pas forcément toujours aux scènes du film, quelques décalages sont présents, mais n’en ai pas moins inintéressants.

Kim Seong-Su arrive à donner du rythme à son film, grâce à deux acteurs qui donne un bon coup de pouce à l’intérêt de City of the Rising Sung, avec un Jeong Wu-Seong très convaincant et un Lee Jeong-Jae tout à fait correct également, un duo sympathique et accrocheur.

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Le scénario du film est certes assez plat, mais le but du film n’est pas basé sur celui-ci, mais sur l’aventure de ces deux jeunes, de leurs déboires, de leurs errances, d’une manière plutôt bien menée.
Il faut dire que les autres films du réalisateur n’était selon moi pas au même niveau que celui-ci.
On sent bien que Kim Seong-Su réussit ici, un film bien plus intéressant, plus noir que ses autres productions, avec une sensation de joie et de peine, que l’on retrouve dans le jeu d’acteur des deux compères.

Certes, on a déjà vu mieux dans ce genre, mais je dois dire que l’ambiance du film est très agréable à cette histoire.

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En conclusion, City of the Rising Sun est selon moi, un film plutôt correct, à l’ambiance travaillée, à l’image précise et à la mise en scène rythmée.
Alors que manque-t-il à ce film ? Peut-être une certaine notoriété en occident.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
City of the Rising Sun de Kim Seong-Su
Note
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