There was a father de Ozu Yasujiro
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There Was a Father

aka : Chichi ariki | 1942 | Japon | 94 mins | Drame | Un film de Ozu Yasujiro | Avec Ryu Chishu, Sakamoto Takeshi, Saburi Shin et Himori Shinichi

Scénario du film There was a Father

Dans une ville de province, un enseignant veuf mène une vie modeste avec son fils unique. Lors d’un voyage scolaire, un élève se noie dans un lac. L’enseignant prend la responsabilité de l’accident et doit démissionner. Il quitte alors la ville avec son fils pour retrouver leur région natale. Au cours du voyage, le père et son fils discutent de la vie, de leur avenir. Une relation à la fois proche et distante s’établit entre eux. Ils vont pêcher à la ligne et c’est le moment que choisit le père pour annoncer à son fils qu’il ira étudier dans un internat et qu’ils vont désormais vivre éloignés l’un de l’autre. Quelques années plus tard, le père travaille à Tokyo, le fils est devenu enseignant dans un collège de province ? comme son père… Ils se retrouvent dans une auberge et vont pêcher ensemble. Le fils annonce son départ pour la guerre.

Critique du film There was a Father

Qu’est-ce que j’adore les films de Ozu Yasujiro. Vraiment, je trouve dommage que ce réalisateur ne soit pas plus reconnu que cela en occident et qu’il est trop hâtivement catégorisé comme étant un réalisateur du pur film japonais. D’ailleurs, ce qui est bien avec There Was a Father, c’est qu’il emprunte un double style du réalisateur, un mélange entre le cinéma de sa période muette et toute la mise en scène qu’il a pu utiliser par la suite dans les années 50. Du coté, on a ce personnage de l’enfant qui nous rappelle sans aucun soucis, toute la naïveté des anciens films de Ozu et de l’autre, un film ancrée dans les conditions de l’époque du Japon, la société japonaise de celle-ci pour nous offrir un film qui se rapproche beaucoup de ce qu’il fera par la suite.

En plus de cela, l’esprit comique des films du réalisateur est toujours présent, notamment par le comique de répétition mais en faisant appel tout de même à ses techniques, les plans à hauteur de tatami, la lenteur des séquences, la distance de la caméra. Nul doute, There Was a Father possède bel et bien, les signatures que le réalisateur se forgera au cours de sa carrière. A travers le quotidien et ses péripéties, les dialogues hautement prenant des films du réalisateur et la description de la cellule familiale, chose qu’il fera de nombreuses fois par la suite.

C’est dans un film où la description de la relation entre un père et son fils, qu’ Ozu marque son passage entre ses deux styles. Le scénario de There was a father se met à l’honneur pour nous conter cette évolution à travers le temps. C’est un véritable film qui fait place aux relations humaines, aux relations de cœur, de transmission du savoir, de relation face à l’autorité, bref, en une phrase, la relation d’un père et de son fils mis sous projecteur. Pour conclure, Ozu Yasujiro nous offre avec There was a father, l’un des plus beaux exemples de transition de style à travers le temps. Pour moi, les films du réalisateur sont réellement intemporels et sont de véritables bijoux que je vous recommande plus que chaudement.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
There was a father de Ozu Yasujiro
Note
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