The Hole
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The Hole

Aka : La Dernière Danse | 1998 | Taïwan | 95 mins | Drame Musical | Un film de Tsai Ming-Liang | Avec Lee Kang-sheng, Yang Kuei-Mei, Tong Hsiang-Chu, Lin Hui-Chin et Miao Tien

Scénariste : Tsai Ming-Liang & Yang Pi-Ying | Directeur Photo : Liao Pen-Jung

Scénario de The Hole

Taiwan. J-7 avant l’an 2000. La ville est ravagée par des pluies torrentielles et par une mystérieuse épidémie. Alors que les autorités ordonnent l’évacuation de la zone de quarantaine et coupent l’eau, certains habitants refusent de partir. C’est le cas de deux voisins qui vivent dans un immeuble abandonné. L’appartement de l’un fuit, inondant celui de l’autre. Entre les deux, un trou qui permet au jeune homme du dessus, fasciné, d’espionner l’étrange comportement de sa voisine du dessous.

Critique de The Hole

The Hole est le genre de film qui me permet de relativiser sur mon quotidien, car ayant subi un dégât des eaux il y a de cela 18 mois en étant toujours en attente de réparation me fait comprendre la situation des personnages de The Hole, à la différence près et que de mon coté, l’eau ne coule plus depuis ce moment, alors qu’ici nos protagonistes continuent de subir les écoulements d’eau. The Hole est surement le premier film où le réalisateur ne fait pas appel à une peinture du monde urbain et à sa solitude, quoi que, on pourrait y voir également cela, car ici, on y retrouve Lee Kang Sheng, son acteur fétiche dans un univers où la communication est rare et où seul le chant devient l’élément révélateur des comportements de ces deux protagonistes dans un quotidien infernal.

The Hole est à vrai dire principalement un exemple de style dans un univers lugubre, pourtant malgré un scénario tenant sur un bout de papier, The Hole est incroyablement envoutant, tout du moins pour ceux capables de faire face à ce genre de film. En effet, d’une lenteur régulière sans aucune parole ne soit prononcée, The Hole ne sera vraiment pas apprécié de tous. Pourtant, si l’on fait l’effort d’accepter son contenu, on y trouvera une échappatoire, voir un exutoire. En suivant le quotidien de Lee Kang-Sheng, qui du jour au lendemain, se retrouve avec un gros trou au milieu du salon suite à la détection d’une canalisation défectueuse, qui donne chez sa voisine, Yang Kuei-Mei, littéralement envahie de fuite d’eau qu’elle ne contrôle plus.

Tsai Ming-Liang n’hésite pas ici à faire de l’eau, un élément omniprésent, en effet, les protagonistes ont leurs vies qui tournent autour de l’eau. Déjà au début de film, on apprend que l’eau sera prochainement coupée pour forcer les habitants à être relogés, puis c’est la pluie, que l’on retrouve tout au long du film, jusqu’à retrouver nos protagonistes ramper et dormir dans l’eau, tout simplement parce qu’ils n’ont pas le choix, ils ne peuvent ni quitter les lieux par manque de moyen financier, ni faire venir un plombier, qui finalement n’interviendra jamais vu que le bâtiment est condamné à être détruit. Mais il y a également cette maladie très mystérieuse, un certain virus qui semble forcer ses victimes à agir tels des fous furieux.

Mais c’est ici, le chant, qui vient libérer nos personnages, la première scène de chant est d’ailleurs surprenante, on ne comprend pas de suite la raison de cette scène, puis à partir de la seconde, en écoutant bien les paroles, on arrive à faire le rapprochement avec nos deux protagonistes. Ces scènes viennent rompre le ton donné au film et viennent contrebalancer leur triste quotidien. C’est finalement ce trou au milieu du plafond pour l’un et du sol pour l’autre, que leur relation va se créer, notamment dans une superbe scène de fin qui vient à l’encontre de l’ensemble du comportement de Lee Kang-Sheng. Au final, The Hole est l’un des films les plus accessibles du réalisateur et surtout bien loin des conventions habituelles du cinéma. Pour ma part, j’aime ce genre de cinéma.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
The Hole de Tsai Ming-Liang
Note
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