Rebels of the Neo God
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Rebels of the Neon God

Aka : Les Rebelles du Dieu Néon | 1992 | Taïwan | 105 mins | Un film de Tsai Ming-Liang | Avec Chen Chao-Jung, Lee Kang-sheng, Wang Yu-Wen, Lu Hsiao Ling, Miao Tien et Lu Yi-Ching

Scénariste : Tsai Ming-Liang | Directeur Photo : Liao Pen-Jung

Scénario de Rebels of the Neon God

Lassé du travail scolaire, Hsiao Kang décide d’épier un voyou qui le fascine et sa petite amie…

Critique de Rebels of the Neon God

Rebels of the Neon God est le premier film du réalisateur Tsai Ming-Liang, dans lequel il dépeint la vie d’adolescents pauvres et sans avenir dans une société particulièrement grisâtre, c’est clairement un portrait humain qu’on nous dévoile, mais également un portrait d’amertume, de déception voir même de fatalité et de désespoir.En effet, c’est une période difficile à vivre où chacun cherche ses repères sans jamais les trouver, dans une société qui n’accepte pas cette génération.Dans Rebels of the Neon God, les personnages présentés sont écrasés par leur quotidien, assommé par leur misère, ne s’intéresse plus à l’école, mais seulement aux filles, aux jeux vidéos en borne d’arcade dans les cafés, aux sorties en moto au beau milieu de la nuit et à n’importe quel moyen pour obtenir de l’argent.

Avec Rebels of the Neon God, Tsai Ming Liang nous présente plus particulièrement le personnage de Lee Kang-sheng, un jeune garçon rebelle qui mènera sa rébellion en silence, secrètement auprès d’un autre jeune homme plus démonstratif en terme d’action auquel il s’identifie.Finalement, le film repose sur un trio de personnages, le jeune rebelle qui suit discrètement sa proie, régulièrement accompagné de son meilleur ami.Le personnage féminin lui, n’est qu’en arrière-plan, il n’est présent que de manière temporaire, succincts jusqu’à même entretenir l’amitié des deux hommes, ce qui nous est montré dans la dernière scène du film.Tsai Ming-Liang affiche également clairement l’élément du désir tout au long du film, entre le désir sexuel des deux amis pour la jeune fille qu’ils côtoient de temps en temps, celle du fantasme sexuel ou idéologique, notamment par le poster de James Dean ou celui-ci d’une femme en petite tenue, mais encore celui d’un jeune homme désireux de ressembler à celui qu’il traque.Car finalement, le titre du film ne reflète que le dieu Néon, ici selon moi, représentant le dieu du désir et non le dieu au sens religieux.

Du coté de la mise en scène de Rebels of the Neon God, celle-ci est vraiment bien pensée, la caméra nous offre des champs régulièrement en mouvements sans s’attarder sur les personnages et la musique, même minimaliste, vient renflouer une ambiance déjà pesante et fataliste.Pour un premier film, Tsai Ming-Liang réussit bel et bien à nous prouver qu’il a du talent et qu’il représente un cinéma indépendant dont sa signature est reconnaissable entre toute.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Rebels of the Neon God de Tsai Min-Liang
Note
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