La Servante de Kim Ki-Young est l’un des films coréens les plus respectés dans son domaine. C’est un film marquant des années 60 et je vais tenter de vous expliquer pourquoi. Voici ma critique du film La Servante, également connu sous le nom The Handmade !

Critique de La Servante

C’est chez Carlotta Films que l’on peut retrouver sans aucun doute, le meilleur film de Kim Ki-Young, La Servante. De plus, dans sa version restaurée par la World Cinema Foundation, un film qui n’a plus à prouver sa valeur. Il s’agit donc d’un des plus vieux films du réalisateur, dans lequel il met en scène un couple qui va peu à peu se détruire par l’arrivée d’une jeune femme engagée comme servante.

Mon premier film de Kim Ki-Young

C’est le premier film de Kim Ki-Young que j’ai l’occasion de voir, bien que je possède également son titre de 1972, La Femme-insecte. Et il faut l’avouer, le réalisateur n’a pas fait une grosse carrière malgré sa renommée certaine. Avec La Servante, ce couple en apparence sans problème se retrouve finalement la proie de son propre choix, celui d’avoir fait venir dans leur demeure, une jeune femme.

Un film qui parle d’un sujet d’époque

L’image de ce dernier doit forcément rester intacte, celle d’une famille soudée, riche et bien sous tout rapport. Il faut dire que celle-ci fait partie d’une classe sociale aisée et qu’il faut forcément refléter l’image de celle-ci. Mais ce n’est pas tout, la famille également joue un rôle important. Un enfant d’une famille qui se dissout n’est pas vu de la même manière par la société. Le paraître est ici à son paroxysme même pour un film de 1960.

La servante devient maîtresse

C’est donc à travers le contexte social que l’homme se retrouve dans une spirale de destruction qu’il ne contrôle plus. La servante devient maîtresse des lieux et use de son pouvoir malgré sa faible classe sociale. Cela démontre bien les oppositions des classes et le pouvoir de chacun envers l’autre.

Quelques défauts

Cependant, La Servante n’est pas dénué de défauts. On peut y trouver quelques longueurs et la dimension psychologique du titre peut paraître parfois trop présente. Surtout lorsqu’on retrouve le même score dramatique plusieurs fois qui a tendance à alourdir la situation en fin de métrage. On peut également regretté la dernière scène du film, qui à nulle doute était charcutée par la censure de l’époque.

Un cadre formel précis

Mais n’oublions pas de parler des bonnes choses. Sur le plan formel, La Servante est très bon. Les cadres sont précis, la mise en scène bien menée et le montage permet de passer d’une situation à l’autre, de manière quasi-transparente. De même, on sent que pour l’époque, le film est en avance sur son temps. C’est quasiment un documentaire, de part le fait que l’on ressent une observation scientifique du réalisateur pour son film. En introduisant un élément étrange dans un cocon familiale fragile, il analyse et montre, le résultat.

Un drame en huit-clos

C’est donc un véritable drame en huit-clos, violent à des moments, psychologiquement complexe à d’autres, qui n’est peut-être par un chef d’œuvre, mais qui reste un film singulier dans le patrimoine du cinéma coréen qui mérite largement sa place dans les meilleurs films de pays. La Servante sortira en salle en version restaurée le 15 Août 2012 en France.

Informations sur La Servante

Aka : The Housemaid | 1960 | Corée du Sud | 90 mins | Drame | Un film de Kim Ki-Young | Avec Lee Eun-Shim, Kim Jin-Gyu, Ahn Sung-Ki et Ju Jeung-Nyeo

La Servante
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Ilo Ilo de Anthony Chen
La Servante
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Résumé
Date de la critique
Titre du film
La Servante de Kim Ki-Young
Note
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