Colour of the Loyalty

Colour of the Loyalty Cover

Autre titre : Black and White
Réalisé par : Wong Jing & Billy Cheung
Année : 2005
Pays : Hong-Kong
Genre : Drame/Policier

Interprété par

Eric Tsang
Shawn Yu
Suki Kwan
Emme Wong
Lam Suet
Roy Cheung
Sammul Chan

Scénario : Dragon est un chef de triade respecté, mais un contrat a été mis sur sa tête. Il décide de faire appel à un groupe de jeunes secrètement formé par un de ses plus fidèles lieutenants. Leur mission: l’escorter discrètement et découvrir qui veut sa tête.

Critique

Entre Moving Targets en 2004 et Kung Fu Mahjong en 2005, Wong Jing, accompagné de Billy Cheung, réalise Colour of the Loyalty, un polar dramatique, interprété par un casting assez prometteur.
Wong Jing est un réalisateur particulier, car ses films peuvent aller du très bon au très mauvais, et le problème, c’est qu’on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

Wong surf sur la vague des polars de Hong-Kong qui ont le vent en poupe, en piochant un peu partout, dans les derniers succès comme la trilogie d’Andrew Lau et Alan Mak, Infernal Affairs, pour offrir aux spectateurs un polar assez impersonnel à la mise en scène pas franchement travaillée, même si Colour of the Loyalty se situe au dessus des espérances que je lui avais données.

Colour of the loyalty image 1

On sent tout à fait que Wong Jing a réalisé ce film pour rentabiliser cette vague en provenance de Hong-Kong, tentant de s’immiscer au travers, en donnant un divertissement au rythme bien calculé.
Bien sur, le casting du film donne beaucoup de poids à ce dernier, en passant par Eric Tsang, une fois de plus, en parrain des triades de Hong-Kong, ressemblant fortement au rôle qu’il avait interprété dans Cop in a Mission, quelques années auparavant, aux cotés, une fois de plus de Suki Kwan, qui réussie ici, à convaincre son monde.

D’un autre coté, on a Lam Suet en chef de la police, dans un rôle sans excès, mais pas franchement des plus clinquants, et Shawn Yu qui n’est pas mauvais, mais reste assez invisible dans cette masse d’acteurs, qui lui fait de l’ombre durant la grande majorité du temps.
Reste derrière, une petite prestation de Roy Cheung, qui interprète l’un des associés de Eric Tsang.

Colour of the loyalty image 2

Certes, le scénario semble déjà vu, mais réussi tout de même à tenir le spectateur bien sage dans son fauteuil, pendant la première heure, la demi-heure restante est un peu plus difficile à digérer.
Il faut tout de même l’avouer, Wong Jing n’est vraiment pas un maitre dans l’usage des ralentis et je le soupçonne de saboter une bonne partie des scènes du film avec une photographie et une mise en scène décevante, mais en même temps, quand on regarde un film réalisé par Wong Jing, on sait qu’on peut s’attendre à tout.
Néanmoins, le film possède bel et bien des points intéressants, il ne faut pas être trop médisant envers Wong Jing.

Colour of the loyalty image 3

En effet, le final réserve tout de même quelques surprises et permet à Colour of the Loyalty de monter un peu de niveaux.
Certes, il est dommage que ce petit coup de piment arrive en fin de film, mais vaut mieux tard que jamais.
Le bon côté de la chose, c’est de revoir Eric Tsang dans son rôle du parrain des triades, qui reste tout de même convaincant, malgré des scènes pas franchement plausible, mais n’allons pas regretter son jeu d’acteur dans l’ensemble.
Colour of the Loyalty vaut tout de même le coup d’œil pour les prestations de Roy Cheung, pas assez exploitée selon moi, et surtout celle de Suki Kwan, franchement convaincante.

Colour of the loyalty image 4

Notons tout de même, un format 1:78 respectant le format letter box, une qualité de l’image tout à fait convaincante, perdant néanmoins quelque peu sa netteté sur les fonds noirs, mais dans l’ensemble, l’image est plus que correcte.
Au niveau du son, j’ai testé la piste en Dolby digital 5.1 cantonaise, qui est plutôt puissante, mettant en valeur la musique et les bruitages du film, laissant les pistes vocales tout à fait audibles.

Je remercie donc Elysées Editions de nous sortir ce film en France, même s’il est dommage de ne pas voir en même temps, une sortie du film Colour of the Truth, bien meilleur que celui-ci.
Édité par Elysées Editions et distribué par Seven Sept, Colour of the Loyalty reste un film plutôt sympa, sans révolutionner le genre, je trouve qu’il se regarde tout de même assez facilement.

Résumé
Date de la critique
Titre du film
Colour of the Loyalty de Wong Jing et Billy Cheung
Note
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