Perfect Tetsuo-English Version
Is « Perfect Tetsuo » a complete transformation of Man its industrial form imagined by Shinya Tsukamoto? Did he succed to get to a state where the human side has been turned into a simple metallic thing?

Is « Perfect Tetsuo » a complete transformation of Man its industrial form imagined by Shinya Tsukamoto? Did he succed to get to a state where the human side has been turned into a simple metallic thing?
Perfect Tetsuo, serait-il une transformation complète de l’homme imaginé par Shinya Tsukamoto sous sa forme industrielle ? Serait-il arrivé à un stade où son coté humain ne serait devenu qu’un simple élément métallique ?
Comme une ondée fraîche, comme un air fredonné ou quelques pas esquissés, Kyoko est passée, impalpable et fragile. Ky-o-ko, trois sons brefs et chantants qui résonnent avant de prendre leur envol. Kyoko, le visage lisse et blanc qu’un sourire illumine, autre gracieuse ingénue, autre nymphette moins sulfureuse celle-là. Kyoko, figure d’ailleurs, étrangère à tout et à tous mais surtout à elle-même. Venue du Japon…
Pour Onuma, les ennuis débutent un matin en lisant les nouvelles. Malgré la vie discrète de projectionniste qu’il mène désormais à Tokyo, il semble que le passé ait fini par le rattraper : quatre membres du groupe obscur dont il a fait partie pendant plusieurs années ont été tués dans un accident de voiture. Persuadé qu’il s’agit d’une vengeance et qu’il est le prochain sur la liste, Onuma revient dans son journal sur l’embrigadement progressif dont il fut, étudiant, la victime consentante, cédant jour après jour à l’angoisse jusqu’à frôler la folie…
Le narrateur, un informaticien de très haut niveau, qui effectue des missions spéciales, apporte un jour sa collaboration à un vieux savant dont le laboratoire se situe dans les sous-sols obscurs d’un immeuble. Dès lors, il est entraîné dans une aventure terrifiante. Parallèlement à ce Hard-boiled wonderland, interviennent en alternance les chapitres de La Fin des temps : le narrateur se trouve prisonnier d’une ville onirique, peuplée de licornes au pelage doré. Les deux intrigues se rejoindront finalement…
Que deviennent les hommes lorsque leur propre humanité a fini par déserter ? Victimes d’une solitude extrême, en proie à leurs pulsions violentes, les passants qui hantent Lignes s’entrecroisent, sans que leurs destins s’en trouvent modifiés ou enrichis. Tout au plus pourra-t-on remarquer une cicatrice de plus, un espoir déçu supplémentaire…
L’histoire véridique d’Ijichi Eiji ou la vie d’un gangster japonais, d’un yakuza, telle qu’il la confia à son médecin avant de mourir, à la fin des années 1970. Chef de gang spécialisé dans les » affaires de jeu » à Tokyo, il raconte avec sincérité son apprentissage, son ascension sociale, ses amours, les tripots de jeu, les assassinats, ou bien comment il se coupa un doigt en signe de repentir. Il confesse coups de main, interrogatoires, prison, nous dévoile les coutumes et les rituels de cette confrérie et nous guide dans le monde souterrain du crime organisé au Japon…
Hajime a connu pour la première fois l’amour en compagnie de la douce Shimamoto-San. Séparés par la vie, il n’a pourtant jamais oublié. Aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine, Hajime est devenu un homme ordinaire et s’est construit une vie agréable entre sa famille et un métier qui lui plaît. Ce fragile équilibre résistera-t-il à ses retrouvailles avec Shimamoto-San ?…
Japon, 1995. Un terrible tremblement de terre survient à Kobe. Cette catastrophe, comme un écho des séismes intérieurs de chacun, est le lien qui unit les personnages de tous âges, de toutes conditions, toujours attachants, décrits ici par Haruki Murakami. Qu’advient-il d’eux, après le chaos ? Séparations, retrouvailles, découverte de soi, prise de conscience de la nécessité de vivre dans l’instant. Les réactions sont diverses, imprévisibles, parfois burlesques… Reste que l’art de Murakami est de montrer, avec modernité et délicatesse, la part d’ombre existant derrière les choses et les êtres, invitant le lecteur à y déceler le reflet de ce qu’il porte en lui-même. Reconnu comme l’un des plus grands auteurs japonais contemporains, Haruki Murakami est traduit dans de nombreux pays. Aujourd’hui, la critique, unanime, s’accorde à voir en lui un futur lauréat du prix Nobel de littérature…
Kenji, un jeune Japonais de vingt ans, gagne sa vie en guidant des touristes dans le célèbre quartier louche de Kabukichô, à Tôkyô. C’est en compagnie de Frank, un client américain, qu’il parcourt durant trois nuits les lieux de plaisir de Shinjuku : trois nuits de terreur auprès d’un meurtrier inquiétant avec qui il joue au chat et à la souris. Ce roman court et percutant laisse une sorte d’amertume, un goût métallique pareil à celui du sang qui imprègne ces pages minutieuses décrivant – comme l’auteur l’avait magistralement fait dans son roman Les Bébés de la consigne automatique – l’agonie d’un monde sans âme et voué à la solitude. » La littérature, nous dit Murakami, consiste à traduire les cris et les chuchotements de ceux qui suffoquent, privés de mots… En écrivant ce roman, je me suis senti dans la position de celui qui se voit confier le soin de traiter seul les ordures…
1969. Annulation des examens d’entrée à l’université de Tokyo. Les Beatles sortent Yellow Submarine et Abbey Road. Du côté des Rolling Stones, c’est l’année de Honkev Tonk Woinen, leur meilleur quarante-cinq tours… 1969 est aussi l’année où je passe en terminale dans mon lycée de province d’une petite ville de l’ouest de Kyûshû connue pour sa base militaire américaine. » Rompant avec ses sombres tonalités habituelles, Murakami raconte ses souvenirs de lycéen en cette belle année 1969, quand la jeunesse lisait Rimbaud en écoutant Iron Butterfly, en rêvant de révolution et de filles. Sous la forme d’un bréviaire ironique de la culture pop des années soixante, il décrit les péripéties d’une adolescence mouvementée allant toujours à l’essentiel : le désir, la révolte, l’amour. » Je n’ai pas renoncé au rêve d’une fête gui n’aurait pas de fin…
Un homme rentre de son travail, comme tous les jours, et trouve un cadavre anonyme dans son appartement. Un autre découvre un soir son logement envahi par des squatters inconnus. Un troisième oublie son nom. Un quatrième se transforme en plante… Les dix nouvelles qui composent ce recueil traitent toutes ou presque de l’angoisse de l’homme moderne face à un monde qui peut l’écraser à tout moment. Il suffit d’un léger dérapage pour que tout bascule…
Il peut paraître étrange de parler d’expression à propos d’un pied, mais pour ma part, je pense qu’un pied n’est pas moins expressif qu’un visage [...] Le sien faisait penser à un petit oiseau effrayé qui gonfle ses poumons, replie les ailes et se prépare à l’envol. »
Dans cette nouvelle de jeunesse qui préfigure son chef-d’oeuvre ultime « Journal d’un vieux fou » Tanizaki explose la passion fétichiste d’un vieux libertin pour le pied d’une jeune geisha…
Présenté sous forme de quatre longues conversations avec Takeshi Kitano, cet ouvrage constitue une entrée en matière aussi originale que colorée pour découvrir l’univers étrange, à la fois onirique, triste, comique et violent de l’un des plus grands réalisateurs japonais issu de la décennie 80.
Conversation avec Akira Kurozawa, (Les sept mercenaires), sur l’histoire et l’avenir du cinéma japonais. Avec Shohei Imamura, réalisateur de L’anguille sur le cinéma japonais contemporain. Discussion avec Mathieu Kassovitz (réalisateur de La haine) autour de la création cinématographique et de l’impact de la critique. Echange avec le philosophe et essayiste Shiguéhiko Hasumi sur les aspects techniques de son cinéma.
Bien plus qu’une simple hagiographie de l’œuvre de Kitano, cet ouvrage, présenté par Michel Boujut, est une visite passionnante des processus créatifs de l’un des cinéastes les plus originaux de la fin du vingtième siècle…
Noboru, garçon de treize ans, surprend les amours de sa mère, une jeune veuve, avec un officier de la marine marchande, Ryüji. Noboru fait partie d’une bande de garçons qui se veulent durs. Ils prennent d’abord le marin pour un héros. Quand ils découvrent qu’il n’est qu’un brave homme, affectueux et honnête, ils décident d’en finir avec lui et commencent à procéder sur un chat à l’horrible sacrifice qu’ils ont décidé d’accomplir…
Reiko » n’entend plus la musique « , autrement dit, elle est incapable d’éprouver du plaisir sexuel. Le docteur Shiomi nous conte son histoire et nous entraîne, avec une joie non dissimulée, dans les chausse-trapes de l’univers mental de la jeune mythomane. De mensonges en coups de théâtre, dans une perspective en trompe l’œil où les situations les plus tragiques sont passées au filtre d’une subtile ironie, l’écrivain nous mène par le bout du nez, comme le fait Reiko avec son trop crédule analyste. Au dénouement, à l’instant où, la vérité s’étant dévoilée, l’on va refermer le livre, on aura aussi découvert un autre masque de Mishima : celui de l’écrivain capable de rire – surtout de ses propres obsessions – et de divertir son lecteur avec des sujets graves, et qui pour ce faire n’hésite pas à recourir à un suspense de roman policier et à un ton parodique jusque-là absent de son œuvre…
J’ai pensé que je pleurais parce que j’avais envie de retrouver le traducteur. Je voulais savourer l’instant où, lorsqu’il m’apercevrait, un sourire timide viendrait s’installer sur son visage. Je voulais, dans la maison de l’île, m’immerger seule avec lui dans notre cérémonie secrète. » Mari vit seule avec sa mère qui tient l’hôtel Iris. Depuis quand a-t-elle conscience qu’elle n’en peut plus de ce huis-clos ? Qu’elle ne supporte plus les vexations et la surveillance incessante dont elle est l’objet ? Un jour, elle assiste à une scène d’une rare violence : un individu d’un certain âge est accusé publiquement, au sein de l’hôtel, des pires déviances. Fascinée par cet homme, elle le suit. Innocente, ou très consciente de son effroyable beauté, elle entre avec lui dans l’arène du désir. Grand désastre charnel ou instant de grâce fugitive ? Ce corps à corps résonne plutôt comme une implacable déchirure…
L’adolescence, son intransigeance, sa soif d’idéal et de pureté, sa hâte. L’adolescence qui est l’art même, enfin, et, à ce titre, aussi souvent bafouée que lui dans la société des adultes, la société des «moutons», de ceux qui, indifférents, passent habilement au travers des souffrances et des passions…
En pleine guerre, un avion américain s’écrase dans les montagnes japonaises. Le rescapé est aussitôt fait prisonnier par les villageois. Or il est noir…
Aux yeux du jeune enfant naïf et émerveillé qui raconte cet épisode, sa nationalité, sa race, sa langue n’en font pas un étranger on un ennemi, mais une simple bête dont il faut s’occuper.
Un extraordinaire récit classique, une parabole qui dénonce la folie et la bêtise humaines…
De l’univers des geishas aux rites sacrificiels des samouraïs, de la cérémonie du thé à la boutique d’un antiquaire, Mishima explore toutes les facettes d’un japon mythique, entre légende et tradition. D’une nouvelle à l’autre, les situations tendrement ironiques côtoient les drames les plus tragiques : que ce soit la jolie danseuse qui remet du rouge à lèvres après avoir renoncé à se défigurer avec de l’acide en souvenir de son amant, Masako, désespérée, qui voit son rêve le plus cher lui échapper, ou l’épouse qui se saisit du poignard avec lequel son mari vient de se transpercer la gorge…
Avec Ikezawa, on dirait toujours qu’une voix séjourne parmi nous. Une voix qui ne semble pas d’ici, mais dont il est permis de capter la rumeur à la faveur de certains no man’s land propices aux dialogues avec l’invisible : les champs neigeux d’Un voyage vers le nord, l’île coupée du monde d’où la jeune mère d’Espérance disparaît avec son enfant, ou ce repli du temps, juste après la vie, quand les os retiennent encore un peu de l’âme aimée qui se disperse (Des os de corail, des yeux de perle). Comme un peintre, il sait placer la lumière, réserver les transparences. Il excelle à disposer une scène de neige, des rires de jeunes filles dans le soleil, un banc de poissons minuscules filant dans les profondeurs…
La maison d’arrêt d’Hakodate était l’unique établissement pénitentiaire du japon proposant des cours d’entraînement naval. Cette année, dix détenus devaient bénéficier de cette formation, et je découvris parmi eux un de mes anciens camarades d’école. Je fus plus abasourdi encore par le fait que cet ancien condisciple n’était autre qu’Osamu Hanai… »
Saitô, le narrateur, un des gardiens de la prison, apprend que le nouveau prisonnier a agressé et grièvement blessé au couteau un passant dans la rue, sans raison aucune. Il se souvient alors du petit garçon qui le terrorisait autrefois et avait fait de lui son souffre-douleur…
Comment se débarrasser de la grand-mère de sa femme qui empoisonne la vie de tous les habitants de la maison ? Exaspéré, Itami décide d’envoyer la vieille dame chez un autre membre de la famille ; attachée sur le dos de sa petite-fille qui la porte comme un sac, la voilà en route ! Mais on ne se débarrasse pas impunément de ses aïeuls… Un texte féroce et dérangeant sur la vieillesse…
Histoires de fantômes… japonais… Le cycle « The Ring » est un véritable phénomène de société au Japon : livres cultes, bestsellers immédiats adaptés aussi bien au cinéma (déjà cinq films) qu’à la télévision (par le biais d’une mini série télé), toujours avec beaucoup de succès : un événement à ne surtout pas rater. Une nouvelle adaptation ciné du film (cette fois américaine) est sortie début 2003…
A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons…, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturels…
L’histoire d’une liaison, source de passion, de rupture et de mort, racontée à travers trois lettres inoubliables dans un style glacé et brûlant qui fait de ce court roman un chef-d’oeuvre universel…
Peu après son entrée en primaire, il avait tranquillement quitté la maison. « L’école, ça ne lui a jamais beaucoup plu », disait ma mère avec un sourire fataliste. Mon frère était donc parti sur un coup de tête, sans que rien laissât deviner cette intention. Ces escapades se renouvelèrent. Parfois il ne rentrait pas de toute une journée, voire deux…