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Le Cinéma est une passion…

A la verticale de l’été

Par Maxime Grave • 5 jan, 2008 • Catégorie: Films Taiwanais

A la verticale de l’été

A la verticale de l'été Cover

Réalisé par : Tran Anh Hung
Année : 1999
Pays : Vietnam
Genre : Drame
Durée : 135 mins

Interprèté par

Tran Nu Yen Khe
Nguyen Nhu Quynh
Le Khanh
Quang Hai Ngo

Scénariste : Tran Anh Hung
Directeur photo : Mark Lee Ping Bin

Scénario : Lien, Suong et Khan passent leur été à Hanoi entre soeurs. Au programme: siestes et commérages en tout genre, surtout sur les hommes qui partagent leurs vies..

Critique

Entre Cyclo en 1995 et Je viens après la pluie en 2002, Tran Anh Hung nous plongeait déjà dans un film apaisant, A la verticale de l’été, le troisième du cinéaste, qui débute son oeuvre sur un réveil paisible de deux jeunes gens, rythmé au son de Lou Reed et de son Velvet Underground, animés de couleurs vives qui éblouirent nos yeux, paysages somptueux d’un monde qui vit au ralenti, en toute sérénité avec la nature.
On se retrouve dès le début, plongé dans une ville rythmée par les saisons, par sa chaleur écrasante et de ses pluies diluviennes et surtout les discussions entre femmes et leur apaisant chant du bonheur.

A la Verticale de l'été image 1

L’histoire est assez simple, néanmoins sans fil conducteur, même si le film tourne tout de même assez autour du personnage de Lien, interprété par Tran Nu Yen Khe.
Chaque année, à l’occasion de l’anniversaire de la commémoration de la mort de sa mère, Lien retrouve ses deux soeurs, Suong et Khanh, ainsi que le reste de sa famille pour un grand repas.
Durant ces festivités, c’est l’occasion pour ces trois femmes de discuter librement de leurs vies, de leurs sentiments, de rire et de profiter de l’authenticité du moment.
Le temps s’écoule autour de ces trois femmes et semble presque être figé.

A la verticale de l'été image 2

Durant la première partie du film, on retrouve une sensation de paix, de tranquillité qui s’installe chez le spectateur, plongé dans l’intimité de cette famille et bercé de leurs doux chants traditionnels.
C’est à travers quelques scènes, notamment la préparation du repas, que l’on partage les confidences amoureuses de ces femmes, des secrets détaillés, comme si on se retrouvait dans le vestiaire des filles étant plus jeune.
En parallèle, on découvre la vie des hommes qui partagent leurs vies au quotidien, qui eux parlent davantage de leur travail et de leurs doutes.
Et c’est ainsi que la perturbation prend place, par l’arrivée du doute, sous l’apparence d’une barque qui bascule d’un côté à l’autre, une perturbation qui contamine chaque personnage dans un silence d’or.

A la verticale de l'été image 3

On ne peut nier que, A la verticale de l’été, tient également sa réussite par l’actrice Tran Nu Yen Khe et son splendide corps, son visage digne d’un ange, son sourire ravageur, son raffinement et ses longs cheveux noirs.
Gràçe à elle , on arrive à oublier notre quotidien sans grande difficulté.
Le cinéaste nous offre différents niveaux d’intimité de manière quasi invisible, oubliant presque qu’on se trouve en la présence d’un film et donc d’une caméra, spectateur de l’authenticité de vies complémentaires et de leurs complexités, qui nous donnent un sentiment de satisfaction

A la verticale de l'été image 4

Le réalisateur parvient au final à conserver du début à la fin, une même fluidité dans sa narration, capturant la réalité aux apparences troubles dans une palette de couleurs affirmées et nous laissent en tête, un incroyable souvenir, un poème d’image, un Vietnam intemporelle aux paysages magnifiques.

Ma note : 7,5/10

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