| The Most Beautiful |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 02-03-2008 | |
The Most Beautiful![]() Autre Titre : Ichiban Utsukushiku Titre français : Le Plus Beau Réalisé par : Akira Kurosawa Année : 1944 Pays : Japon Durée : 85 mins Genre : Drame Interprèté par Takashi Shimura Shôji Kiyokawa Ichirô Sugai Takako Irie Yôko Yaguchi Sayuri Tanima Sachiko Ozaki Shizuko Nishigaki Asako Suzuki Haruko Toyama Aiko Masu Kazuko Hitomi Shizuko Yamada Itoko Kono Toshiko Hattori Scénariste : Kurosawa Akira Scénario : Pendant la guerre, dans une fabrique d’instruments d’optiques, la Nippon Kogaku à Hiratsuka, de jeunes ouvrières volontaires travaillent sur les viseurs d’artilleurs. Une ouvrière tombe malade, abandonne son travail, puis le reprend. Une autre se blesse, mais n’abandonne pas l’usine. Le contremaître les exhorte au travail mais se soucie également de leur état de santé. Heureusement, les jeunes filles habitent toutes ensembles dans une pension dirigée par une jeune femme entreprenante. Elle organise des matchs de Volley-ball et leur fait répéter des chorégraphies militaires. Le moral des ouvrières remonte, de même que la production. Les quotas requis sont finalement atteints. Critique Après avoir réalisé son premier film, La légende du Grand Judo adapté d'un roman japonais en 1943 et son film Les Hommes qui marchent sur la queue du tigre en 1945, l'empereur du cinéma japonais, Akira Kurosawa réalisait en 1944 le film Le Plus beau, qui se déroule dans une usine d'optique durant la Seconde Guerre mondiale, une oeuvre qui est donc au coeur de son époque et qui malheureusement est fortement contrôlée par cette dernière et qui rend The Most Beautiful, un film à la limite de la propagande en temps de guerre, alors qu'Akira Kurosawa venait de renverser une partie de la composante du cinéma japonais avec son premier film, La Légende du Grand Judo, ayant remporté un franc succès. ![]() L'histoire débute sur le discours du patron de l'usine sur les problèmes de rendement de cette dernière et sur les nouveaux objectifs à atteindre, notamment une augmentation de 50% de celui des femmes à une période où elles sont plus nombreuses dans les usines que durant les périodes de paix. Le drame se joue particulièrement sur les conditions de travail de ces femmes, qui font un travail d'homme en tentant d'obtenir le meilleur rendement possible dont certaines vont jusqu'à cacher leur maladie pour éviter de rentrer chez elle et ne pas ainsi participer à cet exploit et de participer à la production militaire qui pourrait faire basculer la guerre qui se joue au loin. ![]() Le grand moment du film se situe dans les dernières scènes, lorsqu'une ouvrière n'arrive plus à retrouver la lentille n'ayant pas passée le contrôle de qualité et doit ainsi revérifier toute la production, en passant une à une sur chaque lentille, avec des images en surimprimés de pilotes d'avion japonais se servant du produit finit pour viser l'ennemi avec leurs mitraillettes aériennes. ![]() Elle refuse poliment, expliquant que sa mère la supplié de continuer son travail à l'usine avant de mourir, l'ouvrière ne se soumet donc pas à la demande de son père de revenir chez elle pour s'occuper de ce dernier, ce qui semble rompre les traditions japonaises. Mais c'est également ces incroyables moments où les ouvrières défilent dans les rues en chantant et jouant du tambour dans une harmonie heureuse, pleine de gaieté, qui nous donne également le sourire à les entendre et à les observer d'un bon oeil. ![]() Dans un contexte de censure à une époque de conflit mondiale, le choix d'innocentes filles est un intéressant sujet, car leur patriotisme semble innocent et on n'imagine pas critiquer le pouvoir en place contrairement à Noge dans No Regrets for Our Youth. En suivant ce chemin, Kurosawa arrive à rester hors ds problèmes qu'auraient pu engendrer son film, même si la censure à jouer sur lui, si l'on se réfère à son oeuvre Comme une autobiographie, oeuvre qui sera d'ailleurs présenté dans un futur proche sur le site. Au final, ce second film de Kurosawa est un film sous contrôle dans une optique de rentabilité tout comme le centre de son scénario, qui ne fait pas forcément honneur au cinéaste, malgré une belle tentative dans la mise en scène de certains passages. |
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| Dernière mise à jour : ( 02-03-2008 ) |
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