| Oyuki la Vierge |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 26-04-2008 | |
Oyuki la Vierge![]() Titre Anglais : Oyuki, the Madonna Titre Original : Maria no Oyuki Autre Titre : Oyuki, the virgin Réalisé par : Kenji Mizoguchi Année : 1935 Pays : Japon Genre : Drame Durée : 78 mins Interprété par Yamada Isuzu Natsukawa Daijiro Nakano Eiji Umemura Yoko Hara Komako Shibata Shin Scénariste : Takashima Tatsunosuke & Kawaguchi Matsutaro Scénario : Le film transpose l'épisode de la guerre de 1870 de Boule de Suif de Maupassant dans le contexte japonais de la « Guerre Ouest-Sud ». Au début de l'ère Meiji, le gouvernement réprima un mouvement d'insubordination mené par un certain Takamori Saigô... Critique Entre Les Coquelicots et La Cigogne de Papier, Kenji Mizoguchi réalise Oyuki la Vierge en 1935, oeuvre inspirée de Boule de Suif de Maupassant, un écrivain adulé par le réalisateur à cette époque, ce film est une véritable rareté cinématographique rassemblée autour d'un coffret comprenant les deux autres oeuvres précitées, il va sans dire que c'est un réel bonheur pour les amateurs du cinéaste et une grande chance, puisque ces oeuvres ont faillit être perdus à jamais dû au très mauvais état de conservation, heureusement pour nous, l'éditeur Carlotta à eu le courage de tenter une restauration de ces films, donnant un résultat correct malgré des problèmes de griffures et de sons. En plus de cela, Carlotta nous offre une présentation du film par Pascal Vincent ainsi qu'un intéressant documentaire de 19 minutes retraçant la vie de l'actrice Isuzu Yamada, ayant travaillé avec les plus grands, comme Mizoguchi, Naruse, Ozu, Kinugasa et l'admirable Akira Kurosawa. ![]() ![]() En plus de faire étalage d'un scénario bien mené, Kenji Mizoguchi reprend à nouveau, l'un de ses thèmes de prédilection, celui du sacrifice des femmes, notamment pendant la scène où la fine équipe se retrouve prisonniers, à la merci d'un commandant de guerre, où la femme est sacrifiée pour libérer le groupe et où les caractères des personnages sont finalement révélé, entre les bourgeois qui n'hésitent pas à sacrifier leur jeune fille pure et innocence pour sauver leur peau, la fragilité d'Okin envers les hommes et la grandeur d'âme d'Oyuki. ![]() Finalement livrés à elles-mêmes, Oyuki et Okin rejoignent leur ancien établissement et tentent de le reconstruire, lorsqu'elle découvre l'ancien commandant, devenu un traitre de la nation, blessé qui mettra en place une rivalité latente entre les deux femmes, étant tout deux, tombé amoureux de cet homme, un sentiment vain, puisqu'au final, ni l'une ni l'autre ne seront acceptées par la société dans laquelle elles vivent. C'est donc avec un réalisme impressionnant et une dimension pessimiste que Kenji Mizoguchi critique socialement le Japon et la condition de la femme. ![]() |
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| Dernière mise à jour : ( 26-04-2008 ) |
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