| Miss Oyu |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 07-11-2007 | |
Miss Oyu![]() Titre original : Oyû-sama Titre français : Mademoiselle Oyu Réalisé par : Kenji Mizoguchi Année : 1951 Pays : Japon Genre : Drame Durée : 1h30 Interprèté par Tanaka Kinuyo Hori Yûji Shindo Eitaro Otowa Nobuko Yanagi Eijiro Compositeur : Hayasaka Fumio Scénariste : Yoda Yoshikata Directeur photo : Miyagawa Kazuo Scénario : Célibataire, Shinnosuke est présenté à l'une de ses lointaines cousines, Oshizu. Il tombe amoureux de sa soeur aînée, Oyû, une jeune veuve, mère d'un petit garçon. Sous la pression de tous, à commencer par Oyû elle-même, il épouse Oshizu. Le soir de sa nuit de noces, Oshizu refuse de consommer le mariage. Elle connaît les sentiments que son mari et sa sœur éprouvent l'un pour l'autre. Elle entend se sacrifier à leur bonheur en servant de médiatrice... Critique Réalisé entre La Dame de Musashino en 1951 et La Vie d'Oharu femme galante en 1952, Mademoiselle Oyu de Kenji Mizoguchi est un drame tiré des écrits de Junichiro Tanizaki et de son oeuvre Le Coupeur de Roseaux, excellente nouvelle au passage.
Mizoguchi s'imprègne de l'oeuvre de Tanizaki, mais arrive tout de même à s'en défaire, pour ne garder que l'essentiel, la relation triangulaire entre Shinnosuke, Oshizu et Oyu. Le film serait sans doute très ennuyant, si ce n'était pas Mizoguchi qui était chargé de la réalisation de ce dernier. En effet, une fois de plus, Mizoguchi applique une mise en scène sobre et élégante, efficace et silencieuse, en un mot, majestueuse. ![]() Il va alors tomber amoureux de Oyu et non de Oshizu, celle qu'on lui a promise en mariage. Mais cette dernière va malgré elle, après avoir accepté de se marier, laisser sa place à Oyu, même si celle-ci n'est pas au courant du subterfuge. Cette oeuvre de Mizoguchi tient sa réussite dans sa mise en scène et l'hésitation amoureuse des personnages. Mizoguchi s'attache à rendre ses personnages tourmentés par leurs sentiments quelque peu mouvementés, qui les torturent et les rendent malades. C'est à travers, la barrière des traditions que Mizoguchi installe sa problématique scénaristique, Oyu étant veuve, doit respecter son voeux de ne jamais se remarier avec un autre homme, et de s'occuper de l'enfant de son couple. ![]() On peut remarquer qu'Oshizu est totalement soumise au bonheur de son mari, même si celui-ci aime une autre femme, elle fera tout pour lui laisser le chemin de ses envies, et de tenter de cueillir l'amour d'Oyu. Mizoguchi réussit à montrer dans ses scènes, le tumulte des coeurs des protagonistes, notamment la scène où Shinnosuke allonge Oyu dans un lit, suite à un malaise de cette dernière, et sera tenter de profiter de son inconscience pour l'embrasser, mais tout de même retenu par le respect qu'il porte vers elle. ![]() Mizoguchi affirme également la théâtralité de sa mise en scène, la sur-dramatisation des situations, et offre une fois de plus, un final de toute beauté, une fatalité assez floue et pourtant bien réelle, servit sur une magnifique musique de Hayasaka Fumio. ![]() |
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| Dernière mise à jour : ( 21-12-2007 ) |
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