| Le Traquenard |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 10-05-2008 | |
Le Traquenard![]() Titre original : Otoshiana Autres titre : Kashi to kodomo Titre anglais : The Pitfall Réalisé par : Hiroshi Teshigahara Année : 1962 Pays : Japon Genre : Drame Durée : 97 mins Interprété par Hisashi Igawa Sumie Sasaki Sen Yano Hideo Kanze Kunie Tanaka Kei Sato Kazuo Miyahara Akemi Nara Tadashi Fukuro Kikuo Kaneuchi Kanichi Omiya Scénariste : Abe Kobo Histoire originale : Abe Kobo Scénario : Un mineur sans abri erre pour trouver du travail. Il est suivi puis tué par un mystérieux homme vêtu de blanc... Critique Entre son métrage en deux parties, Jose Torres en 1959 et son moyen métrage, Sculptures de Sofu-Vita en 1963, Hiroshi Teshigahara nous livre sa première collaboration avec l'écrivain Abe Kobo en 1962, sous le nom français, Le Traquenard, une oeuvre atypique longtemps resté caché au Japon, qui a réellement vu le jour avec une réédition par Criterion pour l'édition Zone 1 et récemment par Carlota Films pour l'édition Zone 2. C'est donc pendant la même période que Kaneto Shindo, que Hiroshi Teshigahara se lance dans la production de films indépendants avec sa propre société de production avec cette première grande oeuvre où il démontre déjà toute son inventivité visuelle, mais également narrative pour traduire des questions existentielles qui semblent réellement posséder ce dernier tout au long de sa carrière. ![]() C'est alors qu'ils réussissent à trouver un travail à la mine du coin, mais quelque temps après, le père est expédié dans une région abandonnée où seul un village sans personne réside, pour seule raison d'obtenir un poste bien plus intéressant par un mystérieux nouvel employeur. Alors qu'il se sent suivit par une étrange présence, au cours d’un sinueux chemin menant à son lieu de rencontre, ce dernier se fera sauvagement poignardé et assassiné par cette étrange présence tout habillée de blanc (Kunie Tanaka). Seule témoin, une femme commerçante, qui décrira l'assassin comme étant le patron du syndicat de la mine au lieu d'annoncer la vérité par peur de subir le même traitement. ![]() C'est également l'apport d'une bande son complètement expérimentale de Takemitsu Toru qui donne à l'oeuvre un poussif décalage, créant une certaine sensation de malaise chez le spectateur, entre silence insoutenable et percussions étranges. Teshigahara fera basculer l'enquête policière en quête spirituelle de cette victime, en effet, le réalisateur offre cette fabuleuse idée de voir le film au travers du défunt mineur, véritable spectateur de sa vie après la mort, montré au travers de l'esprit de celui-ci se baladant au milieu de son ancienne vie sans pouvoir agir ou se faire entendre des vivants, passif devant le subterfuge se mettant en place après sa mort. ![]() ![]() |
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| Dernière mise à jour : ( 10-05-2008 ) |
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