| Le Sang seche |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 17-05-2008 | |
Le Sang Séché![]() Titre anglais : Blood Is Dry Autres titre : Chi wa kawaiteru Réalisé par : Kiju Yoshida Année : 1960 Pays : Japon Genre : Drame Durée : 87 mins Interprèté par Sada Keiji Sano Asao Kashigawi Yuuko Yoshimura Mari Mikami Shinichiro Iwasaki Kaneko Producteur : Sasaki Takeshi Compositeur : Hayashi Hikaru Scénariste : Yoshida Yoshishige (Kiju) Monteur : Sugihara Yoshi Directeur photo : Narushima Toichiro Scénario : Pour protester contre le plan de licenciement de son entreprise, Takashi Kiguchi tente de se suicider à l'aide d'un pistolet. Largement relayée par la presse, la nouvelle du sacrifice de Kiguchi, qui a échappé de peu à la mort, se répand dans tout le pays. Yuki, qui travaille au service de communication des assurances Shôwa Seimei, a alors l'idée d'utiliser le désormais célèbre Kiguchi pour une campagne publicitaire… Critique À peine trois mois après avoir réalisé son premier film, Bon à rien, Kiju Yoshida revient avec Le Sang séché, nouvelle production spécifiquement dédiée au public japonais, peinture d'un Japon noir d'après-guerre au même nom qu'un Shohei Imamura ou d'un Oshima Nagisa, le jeune cinéaste met en scène un drame humain engendré par une société égoïste tout en s'interrogeant sur la place des médias de l'époque, de la presse, du marketing, de la publicité et de l'opinion publique, le tout sous la personne de Takashi Kigushi qui, pour protester contre un licenciement abusif de l'ensemble des salariés de la société pour laquelle il travaille, va tenter de mettre fin à sa vie, en tentant de se suicider à l'aide d'un pistolet en plein milieu de l'annonce de cette terrible nouvelle aux cotés de ses collègues de travail, le ton est donné, Kiju Yoshida nous offre une vision noire du Japon. ![]() ![]() Tout en renouvelant ses arguments sociaux déjà énoncés dans son premier film, Kiju Yoshida apporte ici une dimension politique à son oeuvre qui n'était pas présente jusqu'à maintenant comme la tentative d'assassinat de Kiguchi par un nationaliste qui le considère comme un traitre de la nation ou encore ce journaliste qui ne voit en lui qu'un pantin qui cherche à berner la société japonaise, celui-ci sera amener à éviter de nombreux pièges du monde journalistique, un monde à scandale où l'argent vaut bien plus que tout, que celui-ci reflète la réalité ou pas, elle fait et défait les héros d'un jour, un monde sans aucune pitié. ![]() Kiju Yoshida nous offre une chronique dramatique sous les traits d'un personnage réel qui n'arrive pas à échapper à son rôle de victime, sous les traits d'une société manipulée, inconsciente des ses problèmes, dans l'éphémère instant d'une société figée qui comprendra l'inutilité des ses espérances dans la personne de l'agent de Kiguchi, qui à la fin du film, n'a plus aucune emprise sur la vedette de la Showa Seimei. ![]() Tourné dans un magnifique scope en noir et blanc et sur un fond jazzy, Kiju Yoshida réussit une belle oeuvre sociale après son premier film Bon à rien, il montre qu'il fait parti du mouvement contestataire du Japon. Ma note : 7,5/10 |
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| Dernière mise à jour : ( 24-05-2008 ) |
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