| Labyrinth of Dreams |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 01-03-2008 | |
Labyrinth of Dreams![]() Titre original : Yume no Ginga Titre français : Le Labyrinthe des Rêves Réalisé par : Ishii Sogo Année : 1997 Pays : Japon Durée : 90 mins Genre : Drame Interprèté par Asano Tadanobu Komine Rena Kyono Kotomi Mano Kirina Monteur : Suzuki Kan Directeur photo : Kasamatsu Norimichi Scénario : Dans les annees trente, au Japon, Tomiko exerce la profession de receveuse pour une compagnie de bus. Niitaka, jeune homme charmant, y est engage comme chauffeur. Il choisit Tomiko comme equipiere. Cependant la jeune fille se mefie car son amie Tsuyako, fiancee a Niitaka, est morte dans des circonstances mysterieuses. Une rumeur court sur un conducteur de bus qui tuerait en serie ses equipieres en invoquant un accident de la route. Mais peu a peu, malgre ses craintes, Tomiko va ceder a la tentation et tomber amoureuse de lui... Critique Entre son film August in the Water en 1995 et Gojoe en 2000, Ishii Sogo réalise une oeuvre atypique qui confirme encore son talent durant les années 90 avec Labyrinthe des Rêves, un cinéaste moins connu en occident qu'un Takeshi Kitano, mais pourtant tout aussi important dans le paysage du cinéma japonais, il a réussi à se faire connaitre réellement grâce à son film Burst City, un film à l'univers cyberpunk. Et avec son Labyrinth of Dreams, Sogo Ishii nous livre une oeuvre unique, esthétiquement intéressante et profondément intimiste. ![]() Le film s'ouvre donc sur une narration en voix off qui nous raconte un accident survenu il y a quelque temps, un incident entre un bus et un train, au moment d'un passage à niveau, avec au bilan, la mort d'une femme, une poinçonneuse nommée Tsuyako. Puis viens la lecture du contenu d'une lettre de la défunte Tsuyako à son amie Tomiko qui nous dévoile ses regrets d'être devenue poinçonneuse, suivit de nombreuses images sans réelles interconnections, un peu à l'image d'un rêve désordonné dans une ambiance qui enveloppera la suite de l'oeuvre sur un contraste fort de noir et blanc à la limite du saturé, de lents mouvements dans une lourde atmosphère. ![]() Le film prend une dimension onirique à la dimension visuelle presque expressionnisme, à la lenteur rythmique calculée et à un certain classicisme dans les plans utilisés, notamment ceux à hauteur de tatamis, un tout qui donne un cachet tout particulier à l'oeuvre de Sogo Ishii. Du coté de la narration, on y retrouve un alliage de silence et de texte écrit à la manière des intertitres des vieux films japonais et de dialogues dispersés tout au long de ces interminables silences bien calculés, il n'y a pas dire, Labyrinth of Dreams est un exemple de construction scénaristique, formelle et sonore, de ce qu'est capable le cinéma japonais. Le plus intéressant, reste la subtilité du scénario, qui met le doute sur les causes et effets, est-ce ce nouveau conducteur de bus qui précipite la chute de la poinçonneuse ou l'inverse, cette dernière qui chute à cause d'un désir incontrôlé d'oublier son quotidien ? ![]() En effet, Tomiko cherche dans cette relation à découvrir le frisson en restant aux côtés d'un homme qu'elle pense être un tueur et de l'autre, un bloc de marbre qui se laisse difficilement aller à la déclaration sans pour autant tenter parfois d'entamer la discussion. Et la manière dont ce conclut le film reste complexe et assez peu évidente à cerner, une finalité digne de la meilleure littérature japonaise. ![]() |
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| Dernière mise à jour : ( 01-03-2008 ) |
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