| L'Elegie de Naniwa |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 15-12-2007 | |
L'Elégie de Naniwa![]() Titre anglais : Osaka Elegy Titre original : Naniwa ereji Autre titre : L'Elégie d'Osaka Réalisé par : Kenji Mizoguchi Année : 1936 Pays : Japon Genre : Drame Durée : 1h09 Interprèté par Isuzu Yamada Seiichi Takegawa Chiyoko Okura Shinpachiro Asaka Benkei Shiganoya Yôko Umemura Kensaku Hara Shizuko Takizawa Eitarô Shindô Kunio Tamura Scénariste : Mizoguchi Kenji & Yoda Yoshikata Scénario : Jeune standardiste téléphonique, Ayako accepte les avances de son directeur pour venir en aide financièrement à sa famille en le faisant chanter. L’affaire éclate au grand jour et Ayako, son honneur bafoué, ne peut plus revenir dans sa famille. Elle cherche alors désespérément à se refaire une réputation… Critique Entre La Cigogne de Papier en 1935 et Les Soeurs de Gion en 1936, Kenji Mizoguchi réalise L'Élégie de Naniwa, un titre assez peu évocateur sur le sujet du film, un titre qui aurait pu s'intituler La Symphonie d'Osaka.
En effet, Naniwa pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un diminutif d'un nom de femme japonaise, et pourtant, Naniwa est l'ancien nom de la ville d'Osaka. L'Élégie de Naniwa est considéré comme étant le premier film parlant de Mizoguchi, même si celui-ci à réalisé entre 1922 et 1936, plus d'une quarantaine de films, seuls quelques un ont réussi à subsister. ![]() L'Élégie de Naniwa marque également la première collaboration avec l'acteur Eitarô Shindô, qui interprète ici, le rôle de Fujino, un acteur qui sera interprète de nombreux second rôle dans la filmographie de Mizoguchi. Ce film marque également ses premières influences du cinéma occidental sur de nombreux plans, comme les plans sur une porte fermée, laissant transparaitre une discussion invisible, faisant travailler l'imagination du spectateur avant tout. Selon Charles Tesson, Mizoguchi affiche très clairement avec L'Elegie de Naniwa, ses références explicites à des cinéastes comme Sternberg ou Lubitsch. ![]() Mizoguchi dépeint la vie de cette jeune femme, qui va finalement se rendre compte, que celle-ci tourne autour de l'amour, du sexe et de l'argent. Comme à son habitude, Mizoguchi ne donne pas le bon rôle aux hommes, entre un patron antipathique envers ses employés domestiques et le père de Ayako, lâche et faible. Mizoguchi utilisera ici pour mettre en scène son film, des plans inhabituels comme des plans rapprochés ou de coté et surtout des plans coupés, qui deviendront plus tard des plans fixes lors de la réalisation de ses grandes fresques cinématographique. ![]() Pourtant, celle-ci va braver les codes de sa classe sociale, entre une attitude désinvolte (comme fumer une cigarette) ou en s'habillant de manière occidentalisée pour marquer sa différence. Isuzu Yamada est d'ailleurs impressionnante dans son rôle, changeant plusieurs fois d'apparences comme de tonalité vocale. Mizoguchi nous offre d'ailleurs une scène finale de toute beauté, d'un plan où Ayako avance seule, lentement, filmée d'abord en travelling puis d'un coup, en plein de face grâce à un gros plan, qui se rapproche de plus en plus de la caméra, avec un décor de nuit noire éclairée. ![]() |
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| Dernière mise à jour : ( 08-02-2008 ) |
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