| Goyokin |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 09-12-2007 | |
Goyokin![]() Titre anglais : Official Gold Titre français : Goyokin, l'or du Shogun Réalisé par : Hideo Gosha Année : 1969 Pays : Japon Genre : Chambara Durée : 1h58 Interprèté par Nakadai Tatsuya Asaoka Ruriko Tamba Tetsuro Nakamura Kinnosuke Natsuyagi Isao Tanaka Kunie Tsukasa Yoko Compositeur : Sato Masaru Scénariste : Gosha Hideo Directeur photo : Okazaki Kozo Scénario : Un samourai du clan de Sabai vole une cargaison pour payer la taxe gouvernementale et massacre les pecheurs. Son beau frère s'y oppose et quitte le clan. Il reviendra sur le territoire de son clan afin d'éviter que cet événement se reproduise. Critique Entre Samourai sans honneur en 1966 et Puni par le ciel en 1969, Hideo Gosha réalise un très gros film dans le monde du cinéma du genre Chambara, mais également dans l'entier univers du cinéma japonais.
Goyokin est sans aucun doute, une réussite majeure du cinéma de sabre des années 60, des films de chambara où les samurais ne sont plus de simples mercenaires, mais des héros proches de l'image "kurosawaienne", des héros plus humanistes, même si avec Hideo Gosha, le pessimisme revient toujours hanter les protagonistes de son histoire. ![]() Les temps étant durs, ils vont donc user des moyens les plus vils, comme celui de piller par un savant subterfuge, un des bateaux du Shogun, qui transporte une grosse somme d'or, en tuant tous les pêcheurs du village où le piège est monté, pour éviter toute fuite de la situation. Dès le début du film, on entame une magnifique scène où l'on peut apercevoir une jeune femme, qui semble revenir de loin, heureuse de pouvoir enfin retrouver ses origines, mais le choc sera terrible lorsqu'elle apercevra le village infesté de corbeaux et le corps de son futur époux. Dès le départ, Gosha nous donne le ton du pessimisme ambiant, de cet état de désespoir, d'un moment de terreur pur dans la grande tradition. Cet événement portera le nom des "enlevés des dieux". ![]() Gosha va alors nous offrir de ce samurai, au bord de vendre son épée pour retrouver une vie plus digne, un portrait d'un homme qui croit encore en l'honneur dans un monde où l'argent à pris possession des âmes, et va alors s'opposer à son propre clan, en apprenant que ce dernier aller à nouveau remettre en place le plan des "enlevés des dieux". ![]() Gosha n'hésite pas à utiliser le décor comme un élément important de la photographie du film, il use de la neige, du vent, de la pluie, de l'obscurité, du feu, pour mettre en scène des combats au sabre hallucinant de vérité, entre plans distants durant certains combats, et plans rapprochés durant les scènes de dialogues, il donne à celles-ci, un suspense inévitable, une combinaison de travellings hypnotiques et des zooms détaillant le décor, dans une mise en scène parfois proche du film western. ![]() Gosha réalise ici avec Goyokin, l'une de ses oeuvres les plus abouties, qui lui permettra de gagner confiance en réalisant par la suite, deux autres grands titres de sa filmographie, The Wolves et Tenchu! Un film à absolument voir pour les fans du chambara, mais également des oeuvres maitrisées de bout en bout à la superbe photographie, à la profondeur scénaristique et au jeu d'acteur sublimé. |
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| Dernière mise à jour : ( 05-02-2008 ) |
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