| Burst City |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 29-03-2008 | |
Burst City![]() Réalisé par : Sogo Ishii Année : 1982 Pays : Japon Durée : 115 mins Genre : Cyberpunk Interprété par Michirou Endo Shigeru Izumiya Takanori Jinnai Kou Machida Shigeru Muroi Shinya Ohe Mayumi Ômura Umanosuke Ueda Scénario : L'affrontement, dans une ville au bord du chaos, entre punks, gangsters, les esclaves de ceux-ci et les forces de l'ordre. Critique Entre son film Shuffle en 1981 et Asia Strickes Back en 1983, Sogo Ishii réalise un projet intitulé Burst City, véritable point de départ d'un cinéma underground, film imparfait marquant de sa période punk, oeuvre insolente, symbole d'une société à la dérive dans un univers désaffecté ressemblant à la trilogie MadMax dans lequel règle la musique, le mouvement punk jusqu'à l'explosion des éléments qui le compose. C'est donc à l'âge de 25 ans que Sogo Ishii s'attelle à la réalisation de cette oeuvre qui a rencontré un parcours critique, en effet, celle-ci fut présentée dans une version inachevée qui sera revue par le réalisateur plus de 20 ans après dans une version complètement déstructurée. Pour ma part, j'ai vu ce film dans sa première version, celle de 118 minutes ![]() Burst City est au final un rassemblement de morceaux divers et variés, collés les uns aux autres dans une anarchie totale, entre des concerts dégénérés des confrontations entre gangs, des courses et du sadomasochisme mêlé à une romance pleine de désillusions sans le moindre réel scénario, remplit d'une débordante énergie anarchique qui se termine dans d'ahurissantes longueurs presque imbuvables qui ternissent l'image de cette oeuvre réellement atypique qui est au final que très peu appréciée du grand public et seulement par une petite partie des amateurs de cinéma japonais, tout çà à cause d'un studio de cinéma trop pressé dans l'achèvement d'un projet. ![]() Mais le vrai tout de force de Ishii Sogo, c'est la musicalité de son oeuvre, aussi sensorielle que cinématographique, elle offre un univers expressionniste à l'extrême qui marquera toute une génération comme cette incroyable scène d'ouverture complètement bleuffante où l'on y voit en vue subjective, une incroyable course de moto, à coups de rafales de lumières des néons de la ville, féérique et énigmatique. Mais, il faut tout de même l'avouer, le reste du film est un vaste terrain d'expérimentation, proche des tendances d'un Kinji Fukasaku, mais qui ressemblent davantage à un chaos ambiant qu'à une ambiance et une ligne conductrice travaillée. ![]() À comparer, je préfère l'ambiance d'un film comme Eli, Eli, Lama Sebachtani? avec sa musicalité originale et décalée et ses incroyables scènes d'Asano Tadanobu à la guitare, que les divers moments de concert et de musique de Burst City, peut-etre simplement que le genre Punk ne me convient pas. ![]() Entre cris, castagne et musique, Burst City se termine en ivresse visuelle et sonore, un choc stylistique à voir, juste pour la curiosité, mais qui ne fera pas mouche de manière unanime parmi tous les amateurs de cinéma japonais. |
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| Dernière mise à jour : ( 29-03-2008 ) |
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