| An Inn in Tokyo |
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| Écrit par Maxime Grave | |
| 17-12-2007 | |
An Inn in Tokyo![]() Titre original : Tokyo no yado Titre français : Une Auberge à Tokyo Réalisé par : Ozu Yasujiro Année : 1935 Pays : Japon Genre : Drame/Comédie Durée : 75 mins Interprèté par Takeshi Sakamoto Yoshiko Okada Chouko Iida Tomio Aoki Kazuko Ojima Chishu Ryu Takayuki Suematsu Scénariste : Masao Arata & Tadao Ikeda Scénario : Un chômeur et ses deux jeunes fils se lient d'amitié avec une jeune femme et sa petite fille, eux aussi errants, à la recherche d'un travail... Critique Entre L'amour d'une mère en 1934 et La Danse du Lion en 1936, le réalisateur Ozu Yasujiro se met à l'ouvrage, en réalisant un drame teinté de comédie, dans un univers sonore inexistant.
En effet, An Inn in Tokyo nous plonge dans un silence total qui demande à nos chères oreilles, un temps d'adaptation, qui nous habitue à notre époque, à une surenchère du son. Ne cherchez donc pas à régler le volume de vos enceintes, ou à chercher une panne technique, An Inn in Tokyo ne produira aucun son. Reprenant ce qu'il a déjà mis en place avec des films comme Gosses de Tokyo ou Récit d'un propriétaire, Ozu utilisera à nouveau les enfants, qui lui inspirent un nombre incroyable de scènes aussi bien comiques que tendres. ![]() On retrouve dans cette oeuvre, l'excellent Sakamoto Takashi qui se met dans la peau de ce père qui erre en compagnie de ses deux enfants, à la recherche d'un travail pour subvenir à leurs besoins. Ozu dose les émotions de son oeuvre avec une main de maître sans jamais tomber dans le domaine du larmoyant excessif, ni dans le pittoresque d'époque. Certes, on peut souvent sourire face au tirage de langue des enfants ou encore de la tête du père, au sourire immense et un peu benêt. Ozu réussit avec An Inn in Tokyo à user d'une trame narrative d'une limpidité extrême sans s'embarrasser de longueurs dramatiques. ![]() Le jeu d'acteur est incroyable, d'une retenue maitrisée, nuancée et d'un naturel magique, celui-ci annonce déjà la nouvelle vague du néoréalisme du cinéma japonais. Au niveau de la mise en scène, on retrouve certains éléments qui caractérisent le cinéma d'Ozu, des plans à hauteur de tatami, des changements de perspective dynamisant l'action et des gros plans sur les émotions et expressions des protagonistes. ![]() La scène finale du père, inspirée du film Femmes et voyous, bascule dans le mélodrame d'une intensité dramatique plus importante sans pour autant dénaturer l'arrivée de celle-ci. ![]() Une oeuvre qui, encore aujourd'hui, a toute sa place dans notre société actuelle. |
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| Dernière mise à jour : ( 18-12-2007 ) |
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